Dimanche 1er février 2009
Bravo ! Le mois commence bien !

Non seulement il commence par un dimanche, ce qui est plutôt sympa. Mais en plus, enfin je suis contente !

J'allume la télé, et oui, encore ! Et enfin les résultats d'un sondage tombent : 47% d'entre-nous ne seraient plus aussi intéressées par le foot qu'auparavant !

Les raisons : le salaire exorbitant des footballeurs (victoire !). La seconde raison : les tarifs des tickets d'entrée pour les stades !

Imaginez un peu mon contentement ! Enfin j'étais désormais certaine que je n'étais pas la seule à critiquer notre sport national ! Enfin je ne suis plus la seule à écrire tout haut tout ce que la majorité des français pensent tout bas ! Enfin je ne suis plus seule et je ne crains plus de me prendre un ballon dans la tête un de ces quatre matins !

Et bien pensez-en ce que vous voulez mais moi j'estime que c'est un progrès en ce premier jour de février.

Ainsi si chaque premier du mois de cette année 2009, une prise de conscience collective détonne et bien ce sera une réelle avancée en cette année de crise !

Revenons donc à nos ballons : Du foot oui ! Mais du vrai foot. Du foot sans spot publicitaire au milieu de la retransmission télévisée, du foot sans toutes ces banderoles de pub autour du stade... Car sans pub pour financer tous ces salaires de sportifs, ces derniers redeviendront des vrais sportifs, des vrais footballeurs. Comme ceux qu'on collectionnait, gamin, dans nos cahiers panini pour avoir la tête de celui qui manquait, notre idole, et que, malheureusement malgré les nombreux paquets achetés, on ne voyait pas apparaître sa tête mais on se retrouvait avec quinze têtes du gardien de but remplaçant de la dernière équipe du championnat !

Oui quand on était gamin, on rêvait de ses joueurs pour les buts marqués, pour les longues jongles dont ils étaient capables... Aujourd'hui que voient nos gamins quand ils ouvrent leur magazine de foot ou quand ils allument la télé ? Leurs héros des terrains sans ballon, apparaissant dans une publicité pour une marque de lunettes de vue ou pour une assurance-vie !

C'est donc tout ce qu'il reste du sport quand les joueurs ont un porte-monnaie plein ? Comment en sont-ils arrivés là ? Facile et logique : essayer de jouer au foot, vous, quand vous avez les poches pleines !
Lundi 2 février 2009
Quand je pense que quand le réveil a sonné ce matin, ma première idée fut de rester au lit toute la journée ! Et je suis sûre que j'étais loin d'être la seule en ce lundi matin à avoir du mal à ouvrir les yeux à six heures tapantes ! Sans parler de tous ceux qui exercent une profession les obligeant à se lever encore plus tôt, voire même au beau milieu de la nuit. C'est vrai ca, c'est toujours dur de s'extirper de son lit chaud et douillet pour s'affairer dans la maison froide et vide afin de préparer le petit-déjeuner familial, aller réveiller les uns les autres, préparer les affaires, chercher la chaussette qui manque...

Oui je ne vous apprends rien : quoi de plus agréable en ce lundi matin que d'avoir préparé un bol de lait à votre petit dernier, qui, ce matin justement, préférait des céréales ? Quoi de plus normal de remarquer qu'aujourd'hui, c'est jour de sport à l'école et que justement le maillot de bain du fiston est encore dans la machine à laver qui n'a pas tourné puisqu'il pleut et qu'il n'aurait pas eu le temps de sécher ? De remarquer que la jupe que vous souhaitiez porter ce matin est tachée ? Que votre homme vous demande si l'on sait où est sa tenue ? Oui on le sait, dans le bac du repassage à faire. Quoi ? Il en a besoin ce matin, il n'en a plus d'autre ? Il ne pouvait pas le dire hier soir lui non plus ?!

Bing, vous vous énervez, vous renversez du café partout par terre. Pas le temps d'éponger, le chien est déjà passé comme un vautour mettre son nez dedans. Plein les poils il s'en va gaiement vers le canapé et les coussins, qui en ressortiront tachés eux aussi... Pas le temps de s'attarder sur le chien, car le petit dernier assis sur les cabinets vous appelle car il a finit le rouleau de papier et n'arrive pas à attraper le rouleau neuf...

Vous vous ruez dans votre placard pour changer de jupe pour la seconde fois et bien entendu, même dans le placard vos vêtements sont trop froissés pour pouvoir être portés sans coup de fer à repasser dessus !

Ensuite c'est la queue dans la salle de bains où, au moment où vous avez enfin réussi à faire plus ou moins déjeuner tout le monde, le chien y compris ; au moment où vous avez enfin vidé le lave-vaisselle, débarrassé la table, rempli le lave-vaisselle ; au moment où il ne vous reste plus que dix minutes montre en main pour vous doucher, vous habiller, vous coiffer, mettre vos lentilles, vous maquiller, hurler à plein poumon qu'il est l'heure de mettre les chaussures et les manteaux.... Plus une vasque libre car tout le monde s'est donné le mot pour se brosser les dents en même temps et en profiter pour tirer de l'eau quand vous êtes sous la douche histoire de vous énerver un peu plus en vous faisant passer du chaud et froid sous votre propre jet !

Je ne parle pas des chaussures crottées d'avoir joué dans la boue ce week-end avec les copains, ni des nouvelles qui lui allaient si bien au magasin il y a moins d'un jour et qui lui ne vont plus ce matin en cette minute précise... Ni de la mèche rebelle qu'il vous faut lui gélifier... etc.etc.

Comment faire dans ce cas pour garder son calme ? Quand, en retard de plus de cinq minutes vous cherchez désespérément le vêtement de pluie de votre enfant car dehors il pleut (depuis deux jours d'ailleurs) ? Inspirez, respirez... Vous dire qu'il n'y a qu'un lundi par semaine, se promettre de préparer toutes les affaires la veille au soir, d'avoir son repassage à jour, les placards bien rangés...

Se dire surtout que le travail c'est la santé et qu'aujourd'hui était annoncé aux infos le malheureux chiffres de 45.000 chômeurs français supplémentaires en décembre. C'est sûr, ca calme et ca réveille ! Bonne journée à tous !
Mardi 3 février 2009
Je suppose qu'hier soir nous avons tous mangé la même chose : des crêpes ! Oui c'était la chandeleur. Ce fameux jour où, fidèle à la tradition, nous sommes tous en train de faire sauter des crêpes avec une pièce dans la main histoire d'être fortuné toute cette année 2009 durant. En ces temps de crise, je suppose que tous et toutes avons fait sauter plus de crêpes que nécessaire, agilement, habilement, essayant de la faire atterrir dans la poêle sur le chemin retour. Puis, après cet exercice physique et mystique, place à la meilleure partie de la soirée : la dégustation des mets sucrés ou salés accompagnés de cidre, hum quel délice !

Un peu d'histoire tout de même ce n'est pas le tout de s'être gavé comme des oies hier, tentons de ne pas dramatiser ces quelques kilos superflus récupérés alors qu'il y a 40 jours on s'était promis de faire un régime. Je sais les crêpes ne font pas tellement grossir en soit mais si comme moi, vous rajoutez Nutella, banane, confiture, noix de coco, amande et j'en passe, vous verrez que finalement c'est hyper calorique ce repas léger ! Heureusement que la chandeleur n'arrive qu'une fois par an. C'est donc pour la bonne cause justement. Revenons à nos crêpes. 40 jours c'était le délai de présentation de l'enfant Jésus au temple, après sa naissance évidemment ! Coutume hébraïque si je ne m'abuse ; De cette coutume on n'en a gardé que le meilleur, oubliant les cierges brulés à l'église et ramenés à la maison pour éloigner les mauvais esprits, veiller les morts, nous accompagner durant les processions dans les vignes ou à travers champs, etc. Combien d'entres-vous y sont allés à l'église hier ? Et comparativement, combien d'entres-vous ont mangé des crêpes hier ? Alors vous voyez ! Question existentielle : pourquoi des crêpes et pas des spaghettis par exemple ou des crevettes, ou des ananas ? Et bien parce que la forme ronde de ces dernières faisaient toujours allusion à la roue solaire selon un ancien mythe et une roue c'est rond, et la couleur blanche/jaune des crêpes rappelle la couleur du...soleil ! C'est bien vous suivez ! Quand même c'est dingue ces coutumes hébraïques : Noël, la galette, les crêpes... ils ne s'arrêtaient jamais de manger ?

Bref, je disais donc qu'il fallait faire sauter la crêpe dans la poêle, et non sur le sol (bravo mon mari !). Remarquez pas de quoi en faire tout en plat de devoir nettoyer le sol graisseux de la cuisine, dans les temps reculés dans les campagnes on faisait bien atterrir la crêpe au dessus du placard alors ! Cela histoire d'éviter que la future récolte ne moisisse (à mon avis c'est la crêpe, oui, qui devait sécher et moisir, et attirer des bêtes au passage, beurk...). Heureusement les coutumes ont évolué et aujourd'hui il faut tenir une pièce dans la main gauche et faire sauter les crêpes dans la main droite ! Ceci fut l'objet d'une très sérieuse discussion hier au sein de mon foyer, étant persuadée que la pièce devait être tenue dans la même main que la poêle... Je ne sais pas pour les gauchers, ne commencez pas à m'énerver !

Bref si comme moi vous avez failli divorcer hier au soir à cause de la pâte à crêpe trop épaisse, de la poêle trop large pour vos nouvelles plaques vitrocéramiques qui crament le milieu et oublient de cuire l'extérieur, des pièces en or ou d'un euros à tenir dans je ne sais quelle main, de maladresses récurrentes qui font atterrir les crêpes sur le sol le rendant tout graisseux au risque que quelqu'un ne glisse avant d'avoir eu le temps de nettoyer le sol. J'oublie le chien qui plus rapide que tous, n'a fait qu'une bouchée du disque solaire ! Et j'en passe et j'en passe...

Bref contre mauvaise fortune bon coeur, je me rassure en disant que si je redeviens célibataire, l'an prochain, car la légende n'a pas oublié les Bridget Jones, il me faudra faire sauter la crêpe 6 fois de suite sans la faire tomber et je rencontrerai alors le fiancé idéal dans l'année. Chouette !

Euh, finalement je crois que l'année prochaine je me serais cassée les deux bras avant !
Mercredi 4 février 2009
Encore de la grisaille au dessus de nos têtes aujourd'hui. Pas franchement motivant tout cela. Après tout ce n'est pas important le temps qu'il fait tant que dans nos têtes et dans nos coeurs le soleil est là !

Oh je sais, en ce début d'année morose sur le plan économique, nos seules galettes des rois et crêpes de la chandeleur n'ont certes pas suffi à nous remonter le moral à bloc.

Alors que faire quand on a un petit coup de blues ? C'est simple : passer du temps avec vos enfants. Ou vraiment les filer à garder à votre belle-mère le temps que vous fassiez une pause douceur avec votre mari, au pire votre amant. Peut-être encore mieux : toute seule !

Blague à part, vous pouvez en profiter pour vous rappeler que certaines choses essentielles sont toujours là et téléphoner à vos parents et amis, relégués au rang des «quand j'aurai le temps» depuis un bon moment maintenant. Vous pouvez vous prélasser dans votre canapé un bon bouquin à la main sans culpabiliser de ne rien faire ou de perdre votre temps. Vous pouvez aussi être,enfin, à nouveau à l'écoute de votre corps et prendre soin de vous.

Inutile d'aller dépenser des fortunes en shopping ou chez le coiffeur pour se remonter le moral. Prenez un vieux cd, mettez le son à fond et laissez-vous aller ! Profitez-en aussi pour balancer tout ce que vous avez sur le coeur à tous ceux qui vous ennuient, que vous détestez, à qui vous en voulez... N'oubliez pas par la même occasion de rappeler à ceux que vous aimez, que justement vous les aimez : encore, toujours, plus...

Mille et une choses gratuites, optimistes et indispensables sont à faire quand la pluie vous empêche de sortir et vous ruine le moral au passage.

Alors allez-y, sans modération. Sortez vos pinceaux, vos crayons, dessinez, chanter, danser, bouger... Seul ou en famille.

Oser mettre vous-même des couleurs dans votre vie sans vous soucier de celle du ciel ! Car je vous rassure, on a largement dépassé le stade de nos ancêtres gaulois qui craignaient que le ciel ne leur tombe sur la tête ! Oui je sais, c'est pas mieux, aujourd'hui c'est nous même qui envoyons des trucs volants dans le ciel et parfois certains, dramatiquement, nous tombent sur la tête. C'est terrible, c'est horrible, c'est le destin qui frappe et s'acharne souvent sur les plus innocents d'entres-nous...

Ceci étant je vous rappelle que le but du billet du jour était de vous remonter le moral à moindre frais, pas gagné comme conclusion.

Reprenons donc : si vous ne pouvez pas changer la couleur du ciel, changez celle de votre moral et surtout, surtout en matière de couleur, dernier conseil avisé : faites tout de même bien attention à ne pas trop en faire et veillez à ne pas trop mélanger vos dessous fuchsias aux blancs caleçons et chaussettes de votre homme dans la machine à laver, car les couleurs rosés que prendront alors leurs dessous ne vont certes pas leur plaire, ils vont râler, vous allez vous disputer et tout sera à recommencer pour le moral ! Souvenez-vous : Qui peut le plus, peut le moins !
Jeudi 5 février 2009
Une des premières choses demandées le matin à nos proches est «As-tu bien dormi ?» C'est rigolo mais on ne demande jamais «T'es-tu bien réveillé ?» .Non, la réponse est non pour moi ce matin. Et au passage j'aurai bien aimé qu'on me pose cette question histoire de pouvoir légitimement bougonner. Au lieu de cela, je vais vous expliquer pourquoi mon réveil fut difficile.

Il y a quelques temps, je reçois un sms me signifiant que si je ne transforme pas tout de suite mes points cadeaux de la carte de mon hypermarché favori, je vais... les perdre ! Horreur ! Je me rue sur mon catalogue cadeau et regarde un peu ce que je peux avoir avec ces 9.000 points... Des assiettes, du vin, des couverts... bof bof ! Puis les pages «santé & bien-être» arrivent et là j'ai le choix entre un bain de pieds électronique (bof), une balance (ah non !), un sèche-cheveux (banal !) et... un truc bien cher que raisonnablement je n'achèterai pas. C'est l'occasion, je le commande puisque ca ne me coûte rien, au contraire je risque la perte imminente de 9.000 points accumulés des années durant en vue d'un billet d'avion gratuit pour lequel je n'arrive pas à compter le nombre de zéro nécessaires pour l'obtenir... pas de regret, je saute sur l'occasion et je reçois mon bon cadeau. Vite, je file au supermarché et là, impossible de se le faire livrer, ils n'en n'ont plus... C'était bien la peine de me mettre la pression ! De passage à 45 kilomètres de chez moi je vois une enseigne du même type et là victoire ! Je repars avec mon éveil-lumière ! Qu'est-ce-cela ? me demande la caissière. Me voilà partie dans une explication compliquée, lui expliquant que c'est un appareil permettant un réveil confortable, simulant celui naturel pour les réveils en douceur. Pour cela une lumière croissante se diffuse dans la pièce, rappelant le lever du soleil, préparant notre esprit à un réveil progressif, accompagné, non pas d'un animateur radio grésillant et à fond ou pire du buzzer qui chaque matin manque de nous rendormir à jamais juste après nous avoir réveillés, mais de sons naturels tels les oiseaux, la jungle, la nature, le vent, la mer, etc. .

Me voilà donc hier soir en train de régler ce nouvel appareil persuadée d'être demain, donc ce matin fraîche et dispose grâce au cycle naturel enfin retrouvé. Tu parles, oui ! Non seulement la lumière progressive une demi-heure avant les oiseaux, on ne la voit pas arriver puisqu'on dort et quand on la voit enfin c'est parce qu'elle éclaire plus que si on avait la mauvaise idée de regarder le soleil à travers des jumelles ! On se précipite donc pour baisser cet aveuglement pire que ceux qu'on voit dans les vieux films quand les policiers interrogent les braqueurs les torturant avec une lampe de force 100 ! Et les oiseaux parlons-en des oiseaux ! Loin de moi l'idée que je m'en faisais des petits oiseaux charmants, sifflotants doucement et gaiement... Non ceux-là, ceux enfermés dans mon éveil-lumière ont des cris perçants pire que des mouettes rieuses, pire que les oiseaux d'Hitchcock... Comme en plus on met forcément le son à fond de peur de ne pas entendre cette légère chanson du merle, je peux vous dire, que comparativement, mon fils qui se réveille en hurlant parce qu'il a fait un cauchemar, me stresse moins que ces oiseaux qu'on a du torturer et mettre en cage pour qu'ils beuglent ainsi !

Et quand je pense que tout ce qu'a trouvé à me dire la caissière quand elle a scanné mon produit c'est : «C'est quand même super cher ce truc là (c'est vrai, 150 euros tout de même), tout cela pour finir par se réveiller quand même !» Qui a dit que les caissières étaient désagréables ? Qui compare les caissières à des oiseaux sans cervelle ? Un peu agacée, j'aurais voulu lui dire que tous les réveils, radioréveil, éveil-lumière, montre, ont la même fonction quelques soient leur prix : nous réveiller. Car si on ne se réveille pas, naturellement ou artificiellement, c'est qu'on est mort ! Mais non, je suis restée souriante, aimable, égale à moi-même en la remerciant, lui souhaitant bonne soirée et en me promettant demain de passer à une caisse automatique et de me réveiller en fanfare avec le clairon de mon grand-père !
Vendredi 6 février 2009
C'est la fin de la semaine, et bientôt un nouvel espoir pour chacun d'entres-nous. Je m'explique, souvenez-vous, hier je m'étais mal réveillée. Et bien du coup je me suis couchée tôt, éteignant mon poste de télé, énervée par les propos de notre président qui avait réuni quatre journalistes sélectionnés histoire de nous rassurer sur notre sort : celui des français face à la crise. Pourquoi n'ai-je même pas eu le courage de l'écouter jusqu'au bout ? Parce que je ne comprenais rien de ce qu'il racontait tellement c'était brouillon alors que son seul mot d'ordre était «concret». En gros qu'est-ce qu'il va faire ? Déjà attendre la réunion avec les partenaires sociaux du 18 Février. Ok, on a saisi. Donc rien avant. Ensuite, supprimer la taxe professionnelle en 2010. Géniale ! Pour ma part cela va m'économiser environ 400 euros par an ! C'est sûr qu'avec cela de gagné, je vais pouvoir embaucher des salariés ! Mais ne crions pas victoire trop vite car il réfléchit déjà à un autre impôt pour compenser les pertes... Forcément ! Vu déjà qu'on va taxer la télé en plus et les ordis, je me demande combien de temps de répit j'ai encore avec mon téléphone mobile et mon MP3 ! Bin oui peut-être que bientôt si j'écoute la musique trop fort et que mon voisin l'entend, je vais devoir régler la SACEM, qui sait ? Rendons à César ce qui est à César : l'état a injecté de l'argent dans les banques pour que, comme en 1929, nous n'allions pas faire la queue à la banque pour retirer notre argent. Ce n'est pas parce que, si tel avait était le cas, le pays se serait retrouvé avec un tas d'espèces incontrôlables pour le fisc et le trésor public, non non ! C'est pour nous éviter de perdre du temps en faisant la queue et d'être en insécurité avec nos économies ! C'est sûr qu'elles sont en sécurité avec la baisse du livret A, il ne va rien leur arriver... Je suppose que c'est dans cette même optique qu'on va pouvoir acheter nos timbres désormais sur Internet : pour éviter la queue à la poste peut-être ? C'est cela la réponse française à la crise ? Mais j'exagère cela va rapporter 1,4 millions d'euros à la France en 2010 mais chut c'est un secret que de savoir concrètement comment cela va être utilisé socialement... Un peu de patience que diable, rien ne presse ! Ah oui, il ne va pas augmenter le SMIC car cela ne concerne que 17% des français. Bien joué ! Par contre il va augmenter les allocations familiales... Bin oui, comme cela les femmes vont devenir des poules pondeuses et vont libérer des emplois pour les hommes ou ne vont plus travailler qu'à temps partiel... bien vu ! S'est-il rendu compte que justement fiscalement les gens les plus pénalisés étaient ceux travaillant tous deux avec un seul enfant ? Pour ceux-là : pas d'idée !

Mais attention il a entendu, il a compris. Très bien. Il a répété à maintes reprises que son travail était difficile... Bin oui, mais il l'a voulu ce job. C'est lui qui s'est présenté, qui a dépensé des milliers d'euros en campagne pour qu'on vote pour lui... Alors qu'il assume ! Personnellement j'ai envie de lui répondre que son job me parait moins difficile que celui du type qui monte sur les toits remettre des tuiles quand le vent souffle à 150 km/heure ! Car s'il ne le fait pas malgré le danger il ne pourra pas manger, lui... Enfin bref, travailler plus pour gagner plus... de chômeurs, voilà où on en est : 45.000 chômeurs de plus... Lui qui souhaitait une France active et non d'assistés trouve comme moyen à la crise d'augmenter les allocations chômages et allocations familiales ! Plutôt logique non ?

Evidemment les partis adverses se font la part belle aux critiques : il était hésitant, ne savait pas de quoi il parlait, etc. etc., dixit Martine Aubry.

Et bien moi si j'ai choisi l'écrit à la parole c'est grâce à Alvare Sanchez de Moncades, et je crois que nos politiciens feraient bien de méditer sa maxime: «Parole. Si l'on ne disait que des choses utiles, il se ferait un grand silence dans le monde.»
Samedi 7 février 2009
Je me baladais. Il se met à pleuvoir à nouveau. Je file donc sous les arcades histoire de me protéger un peu. En bonne fille que je suis, j'en profite pour jeter un oeil à cette vitrine remplie de montres et de bijoux plus ou moins fantaisistes.

Une montre, c'est pour lire l'heure. Ok. Cependant bon nombre de montres désormais portent haut et fort les noms de marque de certaines maisons qui n'ont rien d'horloger à la base, mais davantage des références à la mode textile du moment. Qu'importe si cela se vend ! Qu'importe si on a l'impression d'avoir une heure plus juste si à notre poignet s'affiche un bracelet de telle ou telle marque.

Chacun est libre ! Oui !

Non ce qui me fait davantage réfléchir, c'est la raison pour laquelle on achèterait, non pas un objet griffé mais un collier avec par exemple la marque entière annotée dessus, vous savez un peu comme les fameuses gourmettes en argent ou or, gravées à son propre prénom. Hé bien là c'est le même système sauf que, au lieu d'un prénom c'est la marque qui est inscrite ! Ma foi...

Mais moi ce qui m'a choquée ce matin, c'est que ce même fabriquant fait des pendentifs avec l'initial de sa marque : G ! Cela m'a rappelée le pendentif en or avec un tout petit diamant, malheureusement perdu, offert pour ma communion en forme d'initiale, initiale de mon prénom évidement, pas de celui du voisin ! Quoi ca vous fait rire ? Ce n'est pourtant pas si évident, non !

Imaginez que je claque 45 euros pour aller m'acheter ce fameux pendentif tendance en lettre G... Et bien perso, ca m'enquiquinerait, moi, qu'un type que je ne connaisse pas pense que je m'appelle Gertrude, Germaine ou Ginette ! Et inversement pour les filles célibataires : vous êtes au bar un soir, vous remarquez un type pas mal, et là vous apercevez son pendentif en forme de G : Ah non! S'il a une gueule d'ange, un corps d'athlète mais que je doive murmurer Garry, Gontrand ou Grethel entre deux pirouettes non merci ! Puisqu'on parle de G, suis pas sûre qu'ils vont parvenir à le stimuler votre point G afin des noms tels quels ! Et si en plus ce dernier se prend pour Goldorak et enfile une combinaison bleue, partez-en courant ! En quoi cela serait-il plus ridicule finalement de s'identifier à un héros de dessins-animés plutôt qu'à un apollon retouché et maquillé de publicité ou plutôt qu'à un graphisme commercial ?

Pas très glam finalement cette identification réductrice à une initiale qui n'appartient à personne.

Heureusement pour ma part, pas besoin de cette laisse brillante pour savoir à qui j'appartiens, quel est mon Gontran à moi et surtout...

Je pense donc je suis !
Dimanche 8 février 2009
Hier soir j'ai regardé une émission hautement intelligente sur la une : un bêtisier politique. Les lapsus, les vacheries, les chutes, les sous-entendus de nos hommes politiques français et étrangers étaient disséqués. Qu'en ai-je retenu ? Et bien que, eux aussi, mentent... et se font prendre. Ou bien alors, déforment la vérité. Qu'un homme politique qui s'affale par terre n'a pas l'air plus ou moins malin que nous, simples citoyens quand cela nous arrive. Pire encore car eux, c'est souvent en public, devant une assemblée à l'occasion d'un discours, et bien entendu devant journalistes et cameramen qui gardent ces films tels un trésor. L'avantage pour nous, inconnus, c'est que quand cela nous arrive, trois minutes après, plus personne ne s'en souvient et ne nous reconnait. Que les femmes politiques ont souvent des propos mêlant discours politique et sous-entendus sexuels ! Que certains propos n'ont véritablement ni queue ni tête mais cela on le savait déjà, pas besoin de cette émission d'hier pour nous le rappeler ! Que certains usent et abusent de la joute verbale en phrases assassines pour déstabiliser un adversaire, ce qui donne des interviews parfois savoureuses.

Qu'à Taiwan, les femmes vont au combat pour défendre leurs idéaux. C'est certain que ce n'est pas en France qu'on verrait Ségolène, Martine et Rachida se ruer sur Olivier Besancenot telle des chiffonnières exaspérées ! Non, car en France on sait se tenir justement ! Attention, je n'ai pas dit que je cautionnais les débordements étrangers ! J'ai surtout observé qu'en France, le style et le maintien de l'homme ou la femme politique restent synonymes de bobos, bohèmes parfois, mais coincés... Toujours droit et d'un sérieux à toute épreuve même lorsqu'ils viennent de dégringoler d'une chaise en public ou de glisser sur la chaussée. A croire qu'on devient moins crédible si l'on ose rire de soi-même, ou si d'un seul coup on pète un câble en public faisant fi des règles de maintien et de celles vestimentaires. Par exemple, hier soir avant les élections, une émission américaine avait invité Barak Obama puis sa femme Michelle. Et bien, comment sont-ils arrivés sur le plateau ? En se trémoussant sur du R'N Bee. En plus ils sont black tous deux, donc disposent forcément de cette faculté naturelle à savoir bouger en rythme tout en restant classe mais cool à la fois. Sans peur du ridicule ou du quand dira-t-on. Flagrant ! Quelques minutes après on a une image de notre actuel président invité lui aussi à une émission française, où on lui demande de chanter en karaoké un tube d'un chanteur qu'il apprécie, notre Johnny national. Alors ? Heureusement que la chanson n'était pas «Rock'n'roll attitude» car franchement, M. Sarkozy ne dégageait rien de rock dans son costume français, gêné de devoir sortir de son rôle quelques instants. Rigide ! Ca c'était concret ! Il était plus rigide qu'un bâton, n'esquissait même pas un battement de rythme du pied, ne tentait même pas de chantonner mais annonçait les paroles en parlant... Cool, on ne lui demandait pas non plus de faire le fameux déhanché pseudo-érotique de Johnny ! Il était là, coincé dans son habit d'homme politique, incapable de se lâcher parce qu'... on le regardait ! A côté de cela, les images de Barak et Michelle me restent, n'ayant aucune crainte ni honte, eux, à utiliser le langage du corps pour montrer et démontrer leur cool attitude, leur plaisir et leur personnalités...

Suite à tout cela, heureusement me dis-je qu'il a épousé une chanteuse, ceci dit quand je la vois dans les tribunes présidentielles derrière son mari, déguisée en semblant de reine mère d'Angleterre, strictement vêtue telle une petite fille modèle, à l'allure si classique et fade, j'en viens à me demander quand les politiques auront compris que les français en particulier, et tous les peuples, ont besoin de s'identifier à ceux qui dirigent, et que sans cela l'incompréhension engendre l'incompréhension.

Ceci dit, cela m'a permis de bien me marrer hier. C'est peut-être cela finalement la réponse à la crise pour remonter le moral des français : les faire rire à défaut de les faire râler et d'user de leur droit de grève !
Lundi 9 février 2009
Petite, je souhaitais devenir écrivain public. Afin d'aider... Et oui petite fille au grand coeur, je souhaitais aider les gens démunis, ceux avec moins de connaissances scolaires que celles que j'avais la chance d'avoir, ceux qui ne parlaient pas notre langue et ne pouvaient donc pas s'intégrer totalement ; aider les personnes âgées également ; aider ceux dépassés par l'informatique et les traitements de texte. Bref écrire pour aider !

Très idéaliste tout de même !

Et aujourd'hui, que suis-je ? J'écris certes, oui mais à défaut d'être écrivain public, je me considérerai davantage, certains jours de déprime, à l'opposé d'écrivain privé !

Quelle différence me direz-vous ? Et bien elle est grande ! Quand on regarde au jour le jour le nombre de vente de mon premier roman et qu'on les compare au nombre de vente du dernier tome d'Harry Potter, on comprend aisément qu'il n'y a aucun caractère public dans ma jeune carrière d'écrivain !

Ah oui, je sais, il faut laisser le temps au temps, ne pas se démoraliser, continuer le long chemin de la persévérance, etc. etc. me dit l'intégralité de mon entourage.

Moi je veux bien mais d'abord j'ai une question à lui poser, moi, à cet entourage privé : qu'est-ce-qu'y peut bien vous faire penser que je déteste ce statut, moi, la première intéressée ? D'une part, je n'écris pas pour être lue, mais parce que j'ai toujours écris et lu, déjà à six ans. A cet âge là, vous n'allez pas me dire qu'on écrit pour que notre prose soit lue !

Ensuite, c'est bien, cela a énormément d'avantage d'être écrivain privé : moins il y a lecteur, moins vous avez en retour des critiques négatives !

Et puis surtout, avez-vous remarqué que c'est super mode d'être «privé» ? Et bien oui, combien d'entres-vous ont ou aimeraient faire partie de ces fameux clubs privés où l'on entre que par intronisation, connaissance ou invitation ?

Combien d'entres-vous sont ravis de recevoir par e-mail des invitations aux fameuses ventes privées sur internet ? Combien d'entres-vous aimeraient être l'heureux propriétaire d'une propriété privée, où seules certains amis ont droit de visite ?

Combien d'entres-vous sont heureux d'avoir réussi leur vie privée ?

Il n'y a que dans de rares cas où le mot privé est péjoratif : quand mon fils de 10 ans est privé de télé, là j'avoue il n'aime pas faire partie de ce club. Tous comme nos malheureux concitoyens, privés d'emplois.

A part ces deux cas, c'est plutôt cool d'être privé... Qui a cru que je déprimais ? Quelle mauvaise idée !
Mardi 10 février 2009
J'aime pas les gens qui ralentissent pour me laisser passer en voiture quand je leur ai rien demandé.

J'aime pas ceux qui se garent à proximité de ma voiture et qui la beugnent avec leur portière, cela même s'il y a plein de places vides plus loin.

J'aime pas ceux qui se garent n'importe où, les sans-gênes qui restent en double-file histoire de ne pas marcher cinq minutes.

J'aime pas ceux qui sous prétexte d'être sur un passage piéton, traverse sans regarder.

J'aime pas les prunes...

J'aime pas les gens qui font semblant d'être agréables avec moi et à qui je suis obligée de répondre par un sourire.

J'aime pas qu'on me prenne pour une conne.

J'aime pas qu'on me demande de faire des choses que personne d'autre ne fait.

J'aime pas les médicaments, les piqûres, les vaccins, les laboratoires, les hôpitaux, la maladie.

J'aime pas les betteraves, les huitres. Et l'herbe de Provence sur les pizzas.

J'aime pas le vent.

J'aime pas sortir mon chien quand il pleut.

J'aime pas les mégots de cigarettes qui jonchent le sol. Les trous qu'ils font dans le linoléum dans certaines parties communes.

J'aime pas aller chez le dentiste.

J'aime pas sortir de l'eau à la piscine car on a froid.

J'aime pas courir.

J'aime pas devoir aider mon fils à faire ses devoirs.

J'aime pas les gens qui savent tout.

J'aime pas les gens qui savent rien.

J'aime pas les frimeurs, les m'as-tu vu ?

J'aime pas être de mauvaise humeur.

J'aime pas ne pas aimer...

Donc je vais m'arrêter là car justement je suis de mauvaise humeur et ma liste pourrait durer 10 pages !
Mercredi 11 février 2009
Un petit café ? Vous avez remarqué comment cette boisson populaire a bon dos ? Sérieux, combien de fois dans votre vie vous a-t-on proposé un café ? Petit, on n'y avait pas droit : cela énervait. Trop de caféine. « C''est pour les grands » nous annonçait-on. « Ce n'est pas bon » nous répondait-on. Outre la question existentielle de tous les moins de 1O ans de se demander pourquoi ils en boivent alors si c'est pas bon, on n'avait qu'une envie : «Quand je serai grand(e), moi aussi j'en boirai !»

Effectivement avec des yeux d'enfants, le café c'est une boisson d'adulte. Mon premier café ? Je ne m'en souviens pas. Sans doute autour d'un petit déjeuner familial. Mais je me souviens que mon premier café en machine et gobelet plastique était dans la cour du lycée.

Il y a mille et une façon de déguster un café : au petit déjeuner, dans un grand bol. Dans une petite tasse après le déjeuner, dans un gobelet en plastique dans un lieu public.

La seule vraie question est avec qui, comment et pourquoi ?

Avez-vous sérieusement remarqué que le café était un réel vecteur social ? Quand un type drague une fille en journée, il commence toujours par lui proposer un café. Evidemment proposer d'emblée une bière serait mal interprété. Quand vous vous faîtes larguer, c'est souvent autour d'un café et dans une petite tasse pour que le venin soit moins long à avaler ! Quand vous êtes en rendez-vous clientèle, on vous offre toujours un café... Quand vous avez invité des amis à dîner, il vous faut proposer un café... Quand vous attendez à l'hôpital des nouvelles d'un proche, c'est encore autour d'un café... Et puis... les réunions de travail, les réunions de crises, c'est toujours autour d'un café !

Non mais y'a de quoi s'arracher les cheveux tout de même ! J'en ai ras le bol moi que tout le monde élude les problèmes, espérant se cacher derrière une tasse ! Faut-il être stupide tout de même pour penser que moins de huit centimètres de haut vont résoudre vos problèmes et adoucir des propos malveillants ! A-t-on besoin de prétexter un café pour dire la vérité en face ? A-t-on besoin de faire semblant de convivialité pour réfléchir sérieusement et prendre ses responsabilités sans langue de bois ? Un café ! Et pourquoi pas une réunion de travail autour d'une pizza, d'un jus de tomates, d'un jus de carottes, d'un camembert dégoulinant et puant, de tentacules de poulpes ? J'en sais rien, moi ! Y'a des tas et des tas de choses moins stupides à offrir qu'un café et pas moins déplacées !

Je ne comprends pas moi, ce qu'apporte le café dans ces moments là sinon une autre hypocrisie bien ancrée dans nos moeurs. Sérieux, est-ce que je propose un café à mon chien avant de l'emmener se faire vacciner chez le véto ? Est-ce que je propose à mon fils un café avant de le punir parce qu'il a fait l'andouille ? Bin non il est trop jeune, c'est une boisson d'adulte ! Soit alors est-ce-que je lui propose un bol de lait avant de le punir ? Non, non, et non !

Et heureusement car je ne voudrais pas qu'en grandissant il perpétue cette mauvaise habitude de ne pas avoir le courage de ses opinions sans un verre à la main, quelque soit le contenu d'ailleurs !

Gainsbourg chantait «Couleur café, que j'aime ta couleur café...» Jolie image. Des images y'en a plein dans les pubs avec de jolis jeunes hommes, de jolies jeunes femmes, et un moment intense en dégustation et plaisir... Oui, et bien moi tout ce que ca m'inspire, c'est que je n'aime plus ni la couleur ni l'odeur ni le goût du café !
Jeudi 12 février 2009
Encore du vent aujourd'hui et pas grand-chose à dire. En fait je ne sais plus ni quoi dire ni quoi penser ! De quoi pourrai-je bien traiter aujourd'hui dans mon billet du jour ?

Et bien oui, j'ai trouvé : des hésitations qui engendrent l'incertitude. Ca n'a pas l'air de vous inspirer plus que moi cette histoire !

Pourtant il n'y a qu'à écouter les informations pour se rendre compte du climat économique incertain qui règne sur le monde civilisé depuis quelques temps. Oui car la crise économique, la famine, depuis la nuit des temps dans le tiers monde, ou les PVD, ca n'interpelle plus personne, tellement tout le monde y est habitué. A croire qu'il n'y a plus rien à faire là-bas !

Aux grands projets donc, il est nécessaire d'avoir des objectifs, donc des échéances. Partout dans le monde il convient, grossièrement parlant de «limiter» la casse. L'échéance : décembre 2009.

Très bien, un peu de répit. Mais alors au matin des tintements de coupes de bonne année, bonne santé, quels chamboulements vont encore nous tomber sur la tête ?

Quand même ne me dites pas que tous nos politiques confondus pensent que cette crise va s'éclipser aussi discrètement qu'on veut nous laisser croire qu'elle est arrivée ? Car j'espère bien que depuis le temps vous vous êtes rendus compte qu'elle n'est pas arrivée brutalement comme cela par un beau matin tranquille, mais que de nombreux abus antérieurs l'avaient amenée à nous et que cela couvait depuis longtemps. Oui, vous savez à la manière d'une cocotte minute qui est chauffée à feu doux, et qu'on oublie sur le feu et tout à coup, «boum» ca explose !

Idem pour la crise ! Ce retour à la normal effraie, suscite des incompréhensions pourtant logiques... des hésitations, des doutes, des discours politiques incohérents et des solutions moins rapides que prévues !

Ca me rappelle un peu, cette histoire de cocotte minute, tintin et les Dupont. Vous savez, Tintin au pays de l'or noir justement où les deux Dupont chantonnent «Boum, quand votre moteur fait boum...»

Et bien chez nous en ce moment l'or noir ne se porte pas si mal eu égard aux chiffres annoncés aujourd'hui par la grande entreprise Total, qui parait-il fait profiter à ses employés de ses bénéfices. Tant mieux pour eux, pour une fois qu'on nous le dit on a du mal à le croire ! Soyons sympas c'est peut-être vrai à prêt tout.

Qu'importe, nous à chaque fois qu'on passe à la pompe, chez total ou ailleurs, à l'instar de Dupont & Dupond, ce n'est pas notre moteur mais c'est notre porte-monnaie, à nous, qui fait «boum !»
Vendredi 13 février 2009
Et voilà le premier vendredi 13 de l'année ! Le premier car cette année il y en aura d'autres, deux je crois !

Ah ! Vendredi et les traditions : jour du poisson, pour commencer. Une autre tradition les vendredi 13 : jouer à toutes sortes de jeux de hasard, ou tout simplement ne jouer à rien mais croire en la chance.

Ceci dit il y a toujours des pessimistes pour vous dire qu'au contraire cette date porte malheur à cause du dernier repas du Christ où ils étaient treize à table, en qu'en plus Jésus aurait été crucifié un vendredi... Moi comme je le disais quand on parle de repas du vendredi la seule chose qui me vient à l'esprit est l'odeur dégoutante du poisson envahissant la cantine du lycée chaque vendredi. Poisson accompagné de sa sauce aussi dégoûtante, beurk beurk beurk. Rien que ca, ca m'a définitivement fait couper court à la tradition de manger du poisson le vendredi !

Pour les grecs et les romains, douze est un chiffre parfait : douze constellations, douze dieux de l'Olympe, 12 heures le jour et 12 la nuit... 12 Signes du zodiaque... Ainsi un chiffre en plus, 13 casse cet équilibre et donc synonyme de malheur. Why not ? Quant au vendredi, quand on se souvient que dans la Rome antique c'était rien d'autre que le jour choisi pour les exécutions des condamnés à mort, on comprend mieux pourquoi cela porte malheur. Et pourquoi je rentre vite chez moi chaque vendredi soir, heureuse d'être en week-end !

Personnellement je préfère largement l'histoire de Frygga, dénommée aussi Freya qui était la reine des dieux, déesse de l'amour et de la fertilité (allez savoir pourquoi ?!), célébrée le vendredi par ses adorateurs. C'est d'ailleurs de là que viendrait l'origine de Friday en anglais (freyas's Day). Mais aux 10° et 11° siècles, faute au christianisme sévissant dans les pays du nord, on se mit alors à considérer cette pauvre fille comme une sorcière. Elle aurait donc été bannie au sommet d'une montagne. Et pour se venger, elle inviterait alors tous les vendredis, le diable et 11 sorcières pour maudire les hommes et leur jeter de mauvais sort...

Alors plutôt que d'essayer de contrer le sort et de trouver une façon pour que ce jour me porte bonheur, je trouve moi cette dernière version plutôt intéressante la veille de la Saint-Valentin non ?
Samedi 14 février 2009
«Bonne fête» s'écrient tous les amoureux en ce jour de la Saint-Valentin. Et je te bise, et je t'invite au restaurant, et je t'achète une rose, si possible rouge... Et j'achète une boîte de chocolats, si possible en forme de coeur. Ou je t'offre un bijou ? Style un pendentif en forme de coeur, ou un anneau avec nos initiales...

14 février : jour saint pour les boutiques et supermarchés... des coussins en forme de coeur aux peluches enfantines en passant pas des dessous sexys ou des sex toys, osés mais jamais vulgaires, le pauvre Saint Valentin en voit effectivement de toutes les couleurs depuis qu'on a décrété ce 14 février fête des amoureux. Bref encore une fois les origines de cette fête sont bien vagues, et on ne retiendra simplement qu'au XIV° siècle en Angleterre on pensait que c'était le jour d'accouplement des oiseaux... Enfin peu importe, l'important étant que la coutume existe toujours et que commercialement cela rapporte un maximum à tous les amoureux tellement fous d'amour qu'ils n'attendent que ce jour là pour crier, déclarer , prouver leur amour... Allez soyons fous, lâchons-nous qu'importe si vous avez été odieux avec votre moitié les 364 autres jours de l'année, que vous l'ayez trompée, faite pleurer, quittée même... Oublié votre anniversaire de mariage (trop personnel pour être étalé au grand jour). Peu importe un chocolat, une coupe de champagne aujourd'hui et tout est pardonné...

Ah l'amour et ses vertus ! «Mon chéri, mon amour, ma bichette, ma puce, mon bébé, mon biquet, mon petit oiseau des îles, mon toujours, ma vie, mon nounours, mon ch'ti bello, mon poussin, mon canari, mon chat, mon chou, ma fleur, mon chou-fleur...» Vous pouvez y aller c'est le moment d'inventer et d'user des noms et surnoms animaliers, végétaux, les plus saugrenus ou les plus inappropriés, c'est pas grave tout est permis !

Et puis surtout n'oubliez le «mon» avant, car c'est bien connu en amour si l'on n'est pas exclusif c'est pas de l'amour. Non, il faut bouffer l'autre, se l'approprier, l'enchaîner pour être sûr qu'il ne vous échappe pas, sinon c'est bien connu c'est pas de l'amour s'il n'y a ni surnom ni cadeau... surtout aujourd'hui !

Alors qu'est-ce-que c'est ? Mystère ? Bien pessimiste tout cela ? Mais qui est cette personne complètement anti Saint-Valentin ? N'a-t-elle pas de coeur ou de mec pour être aussi cruelle ?

Et bien si justement j'ai les deux ! Deux coeurs qui battent à l'unisson depuis bon nombre d'années et qui, heureusement pour moi et ma moitié, ne s'arrêtent pas les 364 autres jours pour ne démarrer que le 14 février... Le couple c'est l'histoire de deux personnes, alors pourquoi vouloir absolument partager ce moment, cet instant avec tous les autres amoureux de la planète ? Ne serait-ce rien d'autre, la Saint-Valentin, qu'un fantasme enfoui et inavoué d'une partouze géante où tous et toutes copuleraient au même moment tels les oiseaux du 14 justement ??? C'est ça le leitmotiv du jour ?

Dieux du ciel, alors je préfère m'abstenir et juste glisser une «bonne fête chéri» rapide, concise, précise, mais sincère. Sans superflu ni consommation de bas étage, gardant pour moi seule notre propre fête de l'amour conjuguée à tous les temps tous les jours de l'année.

Et puis nous ne pouvons pas ne pas citer Guy de Maupassant en cette fameuse journée sainte justement qui, je trouve, résume assez bien ma pensée anti commerciale de ce jour : «Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout.»
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