Vendredi 16 janvier 2009
Puisque ce site s'appelle Aventures Tropéziennes, nous allons parler aujourd'hui de notre ville avec la réunion d'hier soir regroupant tout le corps professoral des écoles maternelles et des deux primaires, l'inspecteur d'académie, ainsi que la municipalité, plus certains parents des différentes écoles qui étaient conviés à cette réunion.

Navrant de constater que si peu de parents étaient présents à cette réunion d'information, ceux-là même, les absents, qui seront les premiers à critiquer les décisions prises. Les premiers peut-être pas, disons objectivement les seconds, car quelques-uns hier, bien présents, commençaient déjà à polémiquer ne voyant au travers des propositions, davantage les inconvénients apportés à leurs emploi du temps qu'au bien-être de leurs propres enfants.

Quel était donc le sujet si terrible qui divise déjà les parents ? Essayer de sauver des classes, pour lesquelles partout en France des manifs ont lieu quand c'est le cas. Pour y parvenir, la meilleure solution proposée étant de continuer une direction unique sur les deux écoles primaires et diviser les enfants en deux groupes. La nouveauté étant qu'ils seront divisés par niveau et non plus par secteur : une école regroupant les CP-CE1, et la seconde avec les autres classes. Tout en sachant que tous les professeurs des deux écoles actuellement en places seraient dispersés comme nos enfants.

Et au lieu de saluer cette nouvelle approche, certains parents commençaient déjà à s'énerver sur leurs chaises, ceux évidemment ayant plusieurs enfants de niveaux différents pour qui il faudra aller d'une école à l'autre le matin et le soir. Et bin oui, ceci dit, ils le font déjà le mercredi et le samedi pour les cours de judo, de danse, de musique et là ca ne leur pose pas de problème... Solution toute trouvée à l'avance : des horaires d'entrées et de sorties décalées. J'occulte le fait que la majeure partie des mamans ayant plusieurs enfants ne travaillent justement pas et ne risque pas d'être retardées pour le boulot avec cette organisation, tout au plus seront-elles aussi en retard chez le coiffeur ou la manucure !
Après viennent en messes-basses les allusions comme quoi les instits font cet effort histoire de pouvoir profiter encore de leur poste à Saint Tropez et ne pas se retrouver muter ailleurs en France ! Non mais je rêve ! Dois-je rappeler ou apprendre aux parents que les instits sont des fonctionnaires et eux ont la sécurité de l'emploi ? En temps de crise c'est appréciable même s'ils doivent faire leurs valises pour la lune ! Et puis soyons honnêtes : Vivre à Saint Tropez n'est pas un sacerdoce ! Partout ailleurs en France la vie est douce, stop à la frime ! Tout au plus une chance de profiter des paysages et du climat mais tout ne tourne pas dans notre monde autour de Saint Tropez ! Désolé de vous contrarier ! Ceci étant ces parents flingueurs qui ne voient que St Tropez comme destination professorale, ne voient pas qu'avec cette solution, leurs gamins ne seront que 22 par classe. Puis quand d'autres classes fermeront d'ici 5 ans, démographie basse oblige, ils seront les premiers à hurler qu'on ferme des classes alors qu'ils sont 34 dans le CM de leur gamin !

Moi je pense aux enfants. L'école unique par niveau plutôt que par secteur c'est très bien. D'ailleurs il existe plusieurs secteurs à St Tropez ? Les trois écoles + la crèche se trouvent à moins de dix minutes à pieds les unes des autres... Rappelons là encore que Saint Tropez, mégalopole de la frime n'est pas Lille, Marseille ou Paris où là, les secteurs existent pour éviter aux parents de se taper 25 bornes en voiture tous les matins ! Oui à Paris les secteurs existent, oui à Paris les enfants des écoles du 16ème n'ont pas le même niveau social ou la même «classe» tout simplement que ceux des cités...

Mais à Saint Tropez ? Là aussi les différences de classes sociales existent et j'ose le dire pour le bien salutaire de tous il y a encore des personnes dans la norme des salaires et de vies de partout ailleurs en France. Et heureusement ! Quand on pense d'ailleurs que les grandes écoles comme l'ENA ou la Sorbonne donnent des bourses spéciales que ces mômes des cités justement, pas moins intelligent que les autres, aient les mêmes chances, on se demande si certains parents ne sont pas un peu attardés ici même !

Soyons honnêtes pour une fois : vous savez comme moi que ce qui importe à nos enfants c'est de retrouver leur copain dans la même classe chaque année et d'avoir un équilibre avec leurs professeurs... Le lieu ? Ils s'en foutent ! Car heureusement pour nous les enfants, qui seront les tropéziens actifs de demain, ne s'arrêtent pas, EUX, à trois minutes de marche à pieds en plus ou en moins ! L'école censée être obligatoire, gratuite et laïque... Pourquoi ? Pour que tous les enfants aient la même chance...

Quand on pense que dans certains pays l'école, l'instruction ne sont pas offertes aux enfants, certains se permettent encore de se plaindre parce que leur Hummer ou leur gros 4x4 devra faire des tours de ville pour déposer leur gamin ? Et bien c'est simple s'ils craignent que la dépense en essence soit trop importante, qu'ils engagent un percepteur privé à la maison, cela permettra une fois pour toute de ne pas mélanger les torchons et les serviettes.

Car les faits sont là, apparemment certains parents comparent leurs enfants à des serviettes brodées qu'il ne faudrait surtout pas déplacer de la salle à manger dernier cri aux placards de la cuisine au milieu des torchons troués ! Et bien oui, dès fois que 2+2 ne fassent plus quatre dans une des deux écoles !

Décidément, à croire qu'à Saint Tropez plus qu'ailleurs, liberté, égalité fraternité ne soit bien qu'une devise décorative à l'entrée des écoles !
Samedi 17 janvier 2009
Avez-vous déjà remarqué comme personne ne s'accepte réellement tel qu'il est ? Chacun d'entre nous a, au moins une fois dans sa vie, extrapolé la vérité. Mais là, je ne parle pas du «gros» mensonge du style «je suis malade, je ne peux pas aller en cours ou au bureau», alors qu'en fait on passe la journée couchée, oui, mais plutôt en forme et en bonne compagnie ! Ou alors de celui de l'ado qui n'a pas eu le temps de faire ses devoirs alors qu'il a eu le temps de dépasser tous les niveaux de son jeu vidéo jusqu'au beau milieu de la nuit ! Ou encore du gros bobard d'un type voulant draguer et se faisant passer pour le frère de superman ou pour les filles plus intelligentes et moins naïves pour le frère de George Clooney, etc. etc.

Non, non, je parle des exagérations ou à l'inverse des minimalisations quotidiennes. On se moque souvent des marseillais qui exagèrent à tout va pour des choses peu importantes.

Mais il faut bien se regarder dans la glace et se l'avouer : tout le monde le fait tous les jours, et la question qui me vient à l'esprit est pourquoi ; une seconde question aussi : que cela change t-il ? Prenez un exemple, vous vous pesez ce matin et voyez sur la balance inscrits 49,5 kilogrammes. Votre mari se pèse aussi et la balance indique 69 kg. Et bien la prochaine fois que vous parlerez de votre poids à une amie ou que vous remplirez une fiche sanitaire, je vous assure que vous annoterez 70 kg pour votre mari et 48 kilos pour vous !

C'est ainsi, les rondes minimalisent leurs poids, les plus petites vont indiquer qu'elles font 1m70 au lieu de 1m65. Quand on est malade, c'est toujours bien plus grave que ce qu'a dit le médecin. Lorsqu'on emboutit la voiture du voisin ou qu'on égratigne la sienne seul, ce n'est jamais de notre faute.

Lorsqu'on paie des impôts, on augmente toujours le chiffre, pourtant déjà trop élevé à notre goût... Si l'on a le bac, on prétend avoir arrêté la fac juste avant de passer le deug... Si on loupe le code, on a juste eu quatre fautes, quel dommage ! Si une averse nous a surprise, on est trempé jusqu'aux os... A l'âge de notre fils ou fille, nous avions toujours 17 ou 18 de moyenne là où lui échoue (heureusement pour nous on n'arrive plus à remettre la main sur nos carnets de notes, déménagements successifs obligent...)

On a toujours sauté plus loin, couru plus vite, loupé des médailles de justesse au cross... travailler plus que notre collègue. Si on écoute nos meilleurs potes ils ont toujours eu de nombreuses conquêtes, invisibles au demeurant car on ne lui en connait que deux véritables ; Notre ancien poste était bien plus important que l'intitulé sur notre contrat de travail, nous étions tous le bras-droit du patron, notre voiture, c'est la même que le voisin mais nos options sont toujours mieux...

Et puis surtout : un sujet sur lequel la majorité triche : l'âge. Petit, on veut être ado, ado, on triche pour rentrer en boîte de nuit, ensuite on triche pour être pris au sérieux et encore ensuite à mi-année, on retourne vers le mois de janvier bien vite, celui pourtant qu'on avait attendu pour crier «bonne année, bonne santé». Bien utile cette référence quand né en décembre, on déclame en juin avoir l'âge se rapprochant du 1er janvier de l'an précédent plutôt que du 31 décembre prochain... Mais qu'est-ce-qui peut bien nous conduire à toujours embellir, arranger la vérité ? De quoi a-t-on peur finalement ? Après tout pensez-vous que ce soient utiles tous ces petits arrangements personnels. Rassurez-vous, le monde est égoïste, c'est triste certes mais au moins, c'est rassurant, que vous pesiez 48 ou 49 kg, que vous mesuriez 165cm ou 170cm, votre voisin, vos amis s'en contre-fichent ! Alors un peu de confiance en vous que diable !

Et puis comme le claironne une chanson bien ringarde : «Aimons-nous vivants, n'attendons pas que la mort nous trouve du talent, aimons-nous vivants !» Message reçu ?
Dimanche 18 janvier 2009
La télévision... c'est incroyable comme cet écran désormais plat et hors norme question taille gère notre vie. Du petit dernier qui exige qu'on lui mette les dessins animés pour qu'il daigne venir prendre son petit-déjeuner, en passant par l'ado, enfermé dans sa chambre qui à peine levé appuie de son doigt graisseux sur le bouton «on», au père de famille qui ne veut pas louper ses émissions sportives du dimanche matin... nous sommes là nous, ménagères de moins de cinquante ans avec notre aspirateur impossible à démarrer car «ca fait trop de bruit», déjà que le lave-vaisselle et la machine à laver font déjà «assez de boucan comme ça» ; notre plumeau dans la main qu'on ne peut pas passer partout car il faut qu'on se pousse, qu'on arrête de passer et repasser devant la télé car cela gène tous ces adeptes...

Qui exagère dans l'histoire ? Il est vrai qu'il y a soixante ans le ménage se faisait en silence, la vaisselle à la main et la lessive au lavoir... Les hommes auraient pu, eux, pendant ces tâches silencieuses regarder la télé sans aucun trouble. Manque de bol pour eux, la télé n'existait pas ! Peut-être faudrait-il revenir à cette époque ? Que faisaient tous ces gens à la place, comment s'occupaient-ils ? Certains allaient à la messe, d'autres au bistrot... Et encore d'autres, j'en sais rien ! Bon à mon avis peu de personne du sexe masculin aidaient à cette époque les femmes à faire le ménage... Certes c'est un progrès. Ceci étant à cette époque les femmes faisaient des enfants et le seul travail qu'on leur demandait, car c'en est un, était de s'occuper de la maison et des enfants...

Et oui, la majorité des français ne roulaient pas sur l'or et il était dur de boucler son budget avec un seul salaire. Alors les femmes, en mal de reconnaissance, en mal d'indépendance ont continué à faire des enfants, continué à s'occuper de la maison mais en travaillant à l'extérieur, ayant un vrai travail, les revalorisant socialement, leur offrant d'autres obligations pour un maigre mais second salaire afin de pouvoir s'offrir des choses indispensables, ou partir en vacances voir la mer...

Oui mais voilà... En 2009 le second salaire sert à pouvoir se payer la seconde voiture pour amener les enfants à l'école, car ils n'y vont plus ni à pieds, ni à vélo, c'est ringard et dépassé ! Pour aller bosser aussi accessoirement... Car au travail non plus on n'y va plus à vélo, c'est trop loin... Pourtant j'ai le souvenir que ma mère me contait les nombreux kilomètres parcourus par mon grand-père par tous les temps pour se rendre sur son chantier !

Et puis ensuite, avec ce second salaire, on s'achète des appareils qui font gagner du temps : machine à laver, lave-vaisselle, sèche-linge et puis tout ce qui nous ouvre au monde : les trois télés de la maison, les cinq ordinateurs, les 3 iPod, les 4 téléphones portables, les abonnements Internet...

Quelle économie, on n'a plus besoin d'aller voir la mer, elle peut venir à nous par écrans interposés avec le son, le mouvement : il ne manque plus que les odeurs !

Gagner du temps c'est essentiel ! Et heureusement que l'on a toutes ces télés devant lesquels on peut se vautrer tous les jours car quand on a trop de temps aujourd'hui, on s'ennuie !

Et quand vous ruminez tout cela votre plumeau à la main et que votre petit dernier part du salon, laissant la télé, son à fond sur la chaîne des dessins animés, pour aller... allumer sa console de jeux dans une autre pièce, une seule envie nous prend : revenir à l'ancien temps où «c'était mieux avant» ! Alors vous éteignez la télé, remballez l'aspirateur et passez le balai car de toute façon avant y'avait pas l'électricité et c'est bien connu le silence est d'or !
Lundi 19 janvier 2009
Voilà le retour du début de la semaine... C'est reparti pour cinq jours de don de soi à l'utile tâche collective et personnelle du travail.

A ce propos une chose m'a considérablement énervée ce week-end. Et oui au lieu de me détendre et profiter de ce moment de répit où ma vie, mes minutes, heures et secondes peuvent enfin m'appartenir comme bon me semble, j'apprends que le transfert d'un joueur de foot s'est encore négocié à coup de plusieurs millions d'euros et que dans son nouveau club ce jouera touchera le modique salaire de 80.000 euros par... Jour ! Oui par jour, non par mois, non non par jour !

Je ne connais pas la convention collective des joueurs de foot mais quand bien même ses semaines seraient de quatre jours ouvrés, le monsieur ne touchera pas moins de 320.000 euros par semaine, 1.280.000 euros par mois, soit 15.360.000 euros par an ! Et encore je ne sais pas si sa convention lui offre le fameux 13° mois que nous attendons tous impatiemment. Je suppose qu'il a quelques primes en cas de victoire (il faut bien les motiver ces joueurs, comprenez-vous, afin qu'ils puissent donner le meilleur d'eux même à chaque match, et le meilleur moyen c'est comme dans tous les métiers : la prime exceptionnelle ou l'obligation de résultat...)

Alors certes, leurs carrières sont généralement courtes me répliquerez-vous ! Mais comparez : un couple gagnant 1500 euros par moi déclare donc 36.000 euros de revenus annuels. Et bien en cinquante ans d'activités il aura gagné ce couple, 1.800.000 euros ! Soit un peu plus que le salaire de ce monsieur pour un mois !

Je ne comprends pas que chacun d'entre nous se résigne à supporter ces inégalités, dévastatrices à la beauté du sport. Comment voulez-vous en toute honnêteté que ces joueurs gardent la même passion pour ce jeu de ballon, intacte à celle qu'il prenait quand il y jouait dans la cour de récré ?

Moi, toutes ces inégalités injustifiées entre les hommes me laissent perplexe. Si j'avais su que taper dans un ballon, serait plus gratifiant que de sauver des vies et bien je propose que les chirurgiens qui détiennent le pouvoir de vie et de mort entre leur main aient les mêmes primes qualitatives en cas de réussite opératoire !

C'est banal ce que je dis, certes ! Je l'avoue ! Quand bien même ! Depuis combien d'années les chercheurs luttent-ils contre le sida, le cancer, les maladies génétiques ? Faute de budget nous dit-on, c'est pour cela que les appels aux dons se multiplient... Et à côté de cela, des fédérations sportives, et je ne pointe pas du doigt que le monde du football, distribuent à quelques engagés des milliards afin de porter un maillot d'une telle couleur et de courir après un ballon ou de faire des tours de circuit à fond la caisse ?

Oui je suis une femme, et oui, vu sous cet angle, le sport ne me fait pas rêver ! «L'important c'est de participer» lit-on sur la plupart des gymnases où l'on emmène nos enfants s'entraîner le mercredi... Et bien j'aimerais savoir moi si ces joueurs de haut niveau abandonneraient leur salaire pour disputer après une semaine de boulot, un match amical ? Si l'un d'entres-eux découvrait cette note du jour, j'aimerais bien savoir ce qu'il me répondrait !
Mardi 20 janvier 2009
Aujourd'hui, alors que j'amenais mon fils à l'école, une dame m'a demandée si j'avais vu la lune... Il y a un an ou deux, dans mon ancien immeuble, un voisin avait demandé à mon époux s'il avait vu mars...

Décidément il faut croire que finalement bon nombre d'êtres humains sont tournés vers le ciel. Cependant dans ces cas là, croyez-moi on ne sait que répondre. Alors on lève la tête et on demande : «Où est-elle ?». Parfois il est vrai que la lune est encore présente, grosse boule ronde lumineuse au petit matin, mais aujourd'hui point de lune à l'horizon. Sans doute à cause des nuages me dit cette dame. Cela me rassure, elle ne l'a pas vue non plus, la lune.

Justement à l'heure où j'écris ce billet, les nuages se dissipent laissant apparaître un autre astre : le soleil, visible par tous et toutes, celui-là !

Alors pourquoi en ce matin du 20 janvier parler de la lune, de mars, du soleil ? Et bien parce que dans le star system américain, la nouvelle petite étoile montante arrivera cet après-midi à 17H00, heure française. Oui, tous les regards sont tournés vers les Etats-Unis pour l'investiture de Barak Obama, nouveau président. Qu'on soit politicien aguerri, que l'on attente impatiemment ses nouvelles oeuvres politiques, ou que l'on soit simple midinette admirant seulement les toilettes de son épouse, qu'importe : on a tous une bonne raison de s'intéresser à ce nouveau locataire de la Maison Blanche.

Pour bon nombre d'américains à la couleur de peau foncée, cette nomination est un véritable avènement. Qui aurait-cru, un jour, qu'un homme de couleur, devienne président de la plus grande puissance mondiale ? Les noirs d'Amérique sont enfin fiers d'appartenir à ce pays et d'être reconnus pour ce qu'ils sont : les égaux des peaux blanches. Et il aura fallu attendre l'an 2009 pour qu'au travers de ce nouveau président, des êtres humains souvent intelligents, souvent doués en musique et danse, souvent décrits comme les plus grands sportifs se sentent enfin chez eux...

Qu'importe donc finalement la politique d'Obama, il a déjà accompli quelque chose de grand : la reconnaissance des capacités de certains citoyens. Ce n'est quand même pas rien quand on pense que dans le gouvernement français c'est ce que tente de faire notre président. En France on appelle cela la politique d'ouverture ! Moi quelque chose m'interpelle, c'est quand même bien qu'en France on y ait pensé juste au moment où les premières rumeurs de la présence d'un homme à la couleur noire se présentait à la Maison Blanche ! C'était un effet de mode en France à cette époque, des femmes de couleur, jeunes en plus étaient au ministère, et des hommes de couleur étaient à la une des infos et de la présentation du JT à la même époque. Tous criant haut et fort qu'ils étaient là pour leurs compétences et non pour un coup médiatique. Il était temps et on ne doute pas de leur compétence, cependant il faut bien avouer que leur promotion sociale était étonnamment d'actualité à l'heure où tant de procès pour discrimination à l'embauche affluent de toute part...

Espérons donc que l'exemple du président de la république, Noir, demeurant à la plus célèbre maison, blanche, parvienne à force d'espoir et de travail, à réunir tous les opposés de la planète pour qu'enfin nos enfants de toutes couleurs, et les générations futures puissent admirer encore longtemps et paisiblement la lune, saturne et le soleil...
Mercredi 21 janvier 2009
Aujourd'hui, mercredi : jour des enfants. Je connais deux petites filles pour qui le réveil ce matin a du être à jamais différent de leurs précédents réveils : le premier à la Maison Blanche ! Nouvelle maison, nouvelle chambre, nouveau jardin, nouvelle vie... Nouveaux parents ? Là est la question. A cet âge-là, la nouveauté n'effraie pas. On va vers l'aventure, vers demain sans aucune crainte. A cet âge- là, on n'est pas tout le temps en train de regarder dans le rétroviseur de sa vie en se plaignant de ce qui n'est plus, mais on appuie sur l'accélérateur, filant droit devant avec comme seule question : au prochain croisement, vais-je à droite, à gauche ou est-ce-que je continue droit devant ?

A cet âge-là, on n'hésite pas à s'arrêter quelques heures pour prendre comme terrain de jeu un endroit qui nous plaît afin d'en profiter au gré de notre humeur. Ni peur de perdre du temps, d'être en retard, de mal faire, de prendre la mauvaise décision, de se tromper, de passer à côté de quelque chose.

A cet âge-là, on file droit devant, on trace sa vie et courageusement on se dirige vers ses émotions. Il n'y pas cette tiédeur chez les enfants, ces hésitations qui à force de soit-disant raison, nous font perdre un temps fou et nous empêche de vivre, par peur tout simplement...

Mais peur de quoi allez-vous me dire ? Et bien de tout ! Les adultes de 2009 craignent tout : de ne plus avoir assez d'argent, non pas pour se nourrir, mais pour ne plus être assez riche pour profiter de la société de consommation. Peur de se retrouver au chômage et de devoir occuper un emploi «dévalorisant»... Peur d'aimer leurs prochains dès fois qu'on les trahisse, qu'on leur vole leurs idées, qu'on fasse fortune à leur place, qu'on prenne leur identité...

Les adultes de 2009 ont peur de leur ombre, celle là-même qui leur colle à la peau depuis toujours. Peur de tout, peur de rien... peur de vivre, d'aimer, peur des autres, de soi, d'être...

Est-ce cela alors l'âge de raison ? Cesser de jouer, de prendre du bon temps dans le seul but d'aller travailler pour ramasser quelques euros afin de pouvoir se confondre avec la masse populaire consommatrice à outrance ? Il ne que cela à un adulte pour pouvoir se regarder en face dans le miroir.

Souvenez-vous de la méchante sorcière qui interrogeait son miroir pour savoir qui était la plus belle... Et bien les adultes de 2009 interrogent eux, non plus leur miroir, mais leur compte en banque pour savoir, non pas qui est le plus beau, mais qui A le plus beau...

Posséder choses et biens, être possédé par la fièvre acheteuse, posséder l'autre... La possession est devenue politique : j'ai, donc je suis. Où est passé Descartes et son esprit pensif ? A vendre aussi mais au rayon librairie où curieusement son ouvrage intéresse moins que dvd et jeux vidéos plantés dans le rayon à côté.

Alors à ce tarif là, moi, je préfère rester une enfant et m'émerveiller de tout ce qui m'entoure. Je préfère me lever le matin, et innocemment penser que la vie vaut le coup d'être vécue, même s'il faut marcher à pieds, même s'il faut se priver de quatrième écran plat dans le salon... Je veux être comme ces enfants : libre ! Libre d'aimer et de vivre selon ma propre idée et non selon les étiquettes qu'on m'impose. Et tant pis pour tous ceux qui n'ont d'autre hauteur que celle de leur château surplombant colline et océan ; moi j'ai le vertige et préfère celui de l'amour !
Jeudi 22 janvier 2009
Ce matin la journée avait commencé de façon banale. Lever, petit-déjeuner, s'occuper des enfants, la douche, l'école, le chien à sortir... Quelques bricoles à ranger dans la maison et puis hop, nous voilà tous et toutes aptes à prendre le chemin du boulot. Chacun y va selon ses moyens et préférences : à pieds, vélo, voiture, bateau... Selon la météo aussi... Je choisis, moi, ce matin d'y aller en voiture, mon ordinateur étant trop lourd à porter. Je fais mes 800 mètres en voiture, insère ma carte dans la machine, me gare... Et arrive au bureau, où se trouve un large miroir dans lequel je ne peux plus me regarder en face ce matin...

Mais que s'est-il donc passé entre ce quart d'heure où je me pomponnais face au miroir de ma salle de bains et ce bureau où trône cette grande glace encadrée afin d'agrandir la pièce ?

Rien de bien grave, je n'ai pas volé, pas tué... mais j'ai menti. Menti à ce pauvre sdf et son chien, qui se trouvaient devant moi, qui ont eu malgré tout la dignité et le courage de me demander vingt centimes, poliment, calmement, gentiment... Et moi, tellement surprise, tellement naïve, je n'ai rien trouvé d'autre à dire, à inventer que je n'avais «rien» sur moi... A gerber, ce matin, je me trouve à gerber... Moi qui sort de ma petite citadine super tendance flambant neuve, un sac Vuitton à la main, dans l'autre une sacoche avec un lourd ordinateur, des bottes à 90,00 euros, un manteau au même prix, sans parler du jean griffé, je lui sors que je n'ai rien sur moi !

Continuant mon chemin, je fouille dans ma poche et tombe comme par hasard sur une pièce de vingt centimes... Pas dix, pas deux, pas cinq ni cinquante, non sur la pièce qu'il m'a demandée, qui était là à portée de main, et que je lui ai refusée sans même chercher et sans raison valable. Juste histoire de se protéger, de monter des barrières entre les moins que rien et les autres...

C'est arrivé à moi, la fille d'ouvriers smicards du nord de la France qui n'a même plus assez de compassion pour un type propre sur lui qui demande vingt centimes d'euros... c'est arrivé à moi, qui me targue d'être celle qui fustige tous ceux qui ne font que se regarder le nombril et qui n'existent qu'à travers la possession.. Moi, celle qui refuse, qui dit non... Sans raison...

Mais qu'est-ce-qui m'est arrivée ? Comment ai-je pu me transformer en poupée qui dit non. Pourtant je puis vous assurer M. Polnareff que mes parents m'ont appris à dire oui, à être généreuse, attentive à l'écoute... Et voilà quelques années après je me retrouve à faire mon mea culpa sur Internet...

Drôle de vie quand même que celle de courir toujours après tout ce qui brille... Ce n'est pas le sens que je souhaitais donner à ma vie. D'ailleurs rien de ce qui m'est arrivé, mise à ma part la part privée, ne ressemble à mes aspirations premières.

Je vis dans un monde, dans une ville, dans une profession qui ne répondent en rien ni à ce que je suis, ni à ce que souhaite, ni à ce que j'aspire... Je vis entourée de gens faux, à faire semblant... Faire semblant de ressembler à l'opposé de ce que je fus enfant et de ce que je suis restée.

Il aura fallu attendre 33 ans et une pièce de vingt centimes pour décider que cela aller changer. Le pauvre homme a passé son chemin. J'ai voulu, pièce en main, me retourner, le rattraper, lui donner cette pièce, mais qu'est-ce-qui m'en a empêchée ? Rien au fond, juste le fait de savoir que c'était trop tard, que le mal, le mensonge étaient faits. Sans doute a-t-il l'habitude ce garçon de ces réponses toutes faites... Peut-être a-t-il déjà oublié mon refus... essuyant sans doute celui d'autres... Mais moi je n'ai pas l'habitude de faire semblant. Cette pièce de 20 centimes je vais la garder longtemps en souvenir du fait que pour 20 petits centimes d'euros, on peut vraiment être riche en connerie... La faute à qui ?
Vendredi 23 janvier 2009
Halte au gaspillage ! Leitmotiv entendu depuis toujours.

Petits, nos parents nous apprenaient à finir nos assiettes, ou du moins à ne pas avoir les yeux plus gros que le ventre, préférant nous voir nous re-servir quatre fois plutôt qu'une, et laisser la moitié de notre assiette partir à la poubelle... Par respect pour les populations du tiers monde qui meurent de faim nous-expliquaient-ils. Sans doute en souvenir de leur enfance à eux, en tant de guerre où la file d'attente aux tickets de rationnement remplaçait celle d'aujourd'hui aux caisses des magasins.

Aujourd'hui, on nous serine tous les jours : halte au gaspillage d'énergie ! Il faut éteindre une pièce quand on la quitte, ne pas surchauffer, ne pas faire 100 mètres en voiture mais utiliser ses jambes.

Utiliser des ampoules à économies d'énergie y compris sur les sapins de Noël, préférer les éoliennes et les panneaux solaires ; diminuer les doses de lessives.

Les économies d'eau aussi sont importantes ; ainsi il nous faut récolter l'eau de pluie, ne pas laver nos véhicules en été, arroser les jardins avec raison.

Bref les économies à faire ne manquent pas. C'est pour cela qu'il est troublant lorsqu'une émission de télévision sur une chaine publique diffuse le coût des réceptions données par M. le Président de la République, de ses voyages «politiques» accompagnés toujours d'au moins un invité sélectionné et utile, du parc automobile de l'Elysée, des salaires des chauffeurs de certains sénateurs ou députés , travaillant 2 jours et demi par semaine pour certains, payés à attendre le reste du temps au cas où leur député ou sénateur reviendrait à Paris... Sans parler des retraites des sénateurs qui, pour un mandat de 6 ans, toucheraient 1800 euros mensuels alors qu'un employé ayant trimé 40 ans en touche 1500 euros environ...

Bref ! C'est la profusion de travaux, de moquettes à changer, de buffets, de chauffeurs, de véhicules, d'appartements de fonction... De plus, plus, toujours plus...

Plus, et bien oui c'est le mot du président ; il ne nous a pas menti : «travailler plus, pour gagner plus»... C'est valable pour tout le monde car plus nous gagnerons plus, plus nous paieront PLUS d'impôts qui serviront à grande échelle à financer tout cela. D'ailleurs lui-même n'a pas hésité à augmenter son salaire dès ses premiers jours le faisant passer de 7.000 euros mensuels à 19.000 euros environ mensuels. Est-ce utile de rappeler qu'il ne paie pas de loyer, ni de location de vacances puisqu'il va «au fort...». Non ce serai petit !

Voilà le tableau des siècles derniers : un roi, un royaume où foisonnent repas et soirées. De l'autre un peuple qui travaille et partage son gain en production avec son seigneur. En 2009 : Un président, Un palais, celui de l'Elysée, où foisonnent repas et soirées. De l'autre un peuple qui travaille et partage son gain en numéraire via le trésor public... Cherchez l'erreur !
Samedi 24 janvier 2009
Bonne année et surtout bonne santé ! C'est surtout la santé qui compte ! Je maudis tous ceux qui m'ont souhaitée une bonne santé pour 2009 alors qu'à peine le vingt-troisième jour de cette fichue année me voilà déjà clouée au lit !

C'est un petit rituel chez moi, je commence toujours la nouvelle année ou finis l'ancienne au lit, avec fièvre et autre maux divers. Peut-être ma façon personnelle de dire au revoir à l'ancienne et de saluer la nouvelle !

Bref à l'heure où tous mes amis sont en train de fêter la fin de la semaine et week-end chez les uns ou les autres, je suis moi, seule dans mon lit à essayer de m'endormir afin de ne plus sentir ni les courbatures ni la fièvre qui m'emportent.

J'aurai pu attendre lundi quand même avant de devoir rester au lit, et bien non j'ai décidé de passer le week-end au lit afin de péter la forme pour la reprise de lundi, arrivant pimpante neuve au bureau. «Mon week-end ? En famille tranquillement, avec le temps qu'il a fait tu penses bien qu'on n'a pas mis le nez dehors !» Et pour cause, je vais être le nez sous la couette oui, à m'ennuyer mortellement ; evidemment que dire d'autre ? Je ne vais quand même pas dire à tous mes amis, collègues et connaissances que j'ai passer mon week-end entre fièvre, maux de gorges, sueur, transpiration, chaud, froid, éternuements et mouchoirs à gogo, allers et retours rapides aux toilettes... C'est pas très glamour pour mon image tout de même !

Alors c'est décidé, je fabrique mon week-end à la carte : vendredi soir ; épuisée par la dure semaine qui fut la mienne, je me couchai tôt : 21 Heures et me levai tard samedi, je pris mon petit déjeuner lentement puis me payai le luxe d'aller me recoucher méritant bien après tout une grasse matinée... Le reste je ne sais pas encore, je ne suis pas une machine à inventer que diable ! Non, je suppose que je vais passer ensuite un agréable après-midi à regarder des films à la télé ou en dvd...

Oui cela va être je le sens un week-end totalement relax qu'on se le dise ! Quant au reste du temps je vais réfléchir : une sieste, un petit jeu de société en famille, etc. etc. bref que des choses riches et invérifiables. Tant mieux ! Ah oui j'oubliais aussi ce fabuleux bouquin avalé en un week-end tellement le suspense était prenant...

J'en viens à me demander si je vais vraiment avoir le temps de faire tout cela alors que déjà mes paupières se ferment durant cette phase inventive.

Je vous laisse donc maintenant car mon lit m'appelle, mon week-end promettant d'être harassant !

Et puis n'oublions pas ma promesse d'être en super forme lundi, à ce rythme là je risque d'être fatiguée avant le début de la semaine !

Alors bon week-end à tous ! Et pour les nombreux malades comme moi, car j'ose espérer que je ne suis pas la seule en cette période d'épidémie d'états grippaux et gastro-entérites, rassurez-vous l'union fait la force : tous sous vos couettes !
Dimanche 25 janvier 2009
Ah ! Être malade ! Vous rappelez-vous comme, quelques fois dans nos vies, nous avons tous fait semblant ? Semblant de l'être ? Pour ne pas aller aux cours de gym ou de physique qui nous ennuyaient, pour ne pas aller bosser un lundi, ne pas aller dîner chez des amis qui n'en sont finalement pas et que l'on aime pas... bref, être malade pour échapper à ses obligations ! On l'a tous fait ou au moins rêvé !

Attention, personne n'exagère sa maladie dans ces cas-là : un petit mal de gorge, un étourdissement, un gros rhume... Rien de bien grave mais quelque chose d'assez gênant pour s'autoriser à rester chez soi et profiter de son temps comme bon nous semble.

Sauf que, quand on est vraiment malade c'est beaucoup moins marrant et on regrette franchement d'avoir un de ces jours, fait semblant, car pour le coup, tomber malade maintenant, juste avant cette fête ou cet anniversaire tombe vraiment comme une punition venue droit du ciel !

Et bien oui, avez-vous remarqué qu'être malade est déjà en soi très désagréable, mais qu'en plus cela ne tombe jamais au bon moment ? Moi, par exemple, en cette chère année 2008. : Je fus deux fois clouée au lit avec énormément de fièvre. La première ? Juste entre Noël et le réveillon 07/08... Du coup adieu les excès de nourriture, de boissons, de chocolats, de fêtes... J'étais là seule dans mon lit quand au dessus de ma tête mes voisins s'éclataient à chanter et faire la chenille...

La seconde ? En plein milieu de vacances merveilleuses aux Maldives. Quatre jours après mon arrivée, hop, clouée au lit trois jours durant... Pleine de fièvre sans rien pouvoir avaler et sans bien sûr pouvoir mettre le nez dehors, passant mon temps à dormir et à lutter contre la fièvre. Sur sept jours de vacances à ce prix là, vous conviendrez que ce n'était vraiment pas le meilleur moment pour «tomber» malade !

Car on «tombe» malade... Rien que le mot «tombe» laisse présager du pire ! Remarquez, aucune expression n'est très optimiste : on «tombe» de fatigue, on «meurt» de soif, on «meurt» d'ennui, ou encore de chaud... Rien de très réjouissant. Donc une fois tombé, on n'a plus qu'à se relever ! Facile à dire quand, enfin endormie, votre chère moitié vient vous demander d'une voix tendre et compatissante si vous dormez ! Et tant pis s'il vous réveille pour cela ! Tant pis, si alors que vous luttez pour ne pas vomir dans vos draps, vos chères petites blondes viennent vous réconforter en sautant et faisant des pirouettes sur votre lit. Tant pis si alors que vous souhaitez vous rendormir, ces derniers ne font que parler, parler, parler... au lieu de s'occuper sainement et d'être plantés devant leur console de jeux !

Mais voilà, vous êtes malades : allongés et vulnérable sur votre lit à attendre que vos maux passent et trouver que finalement le temps ne s'égrène pas si rapidement finalement quand on veut bien prendre le temps justement de le prendre à sa juste valeur. Alors vous vous promettez qu'une fois relevés, vous allez profiter de la vie, vous allez manger et boire, ne serait-ce qu'un verre d'eau et un quignon de pain et que vous allez trouver cela bon ! Et puis surtout une fois rétablis, vous vous promettez d'autoriser vos enfants qui s'ennuient à jouer à leur console afin d'avoir quelques minutes de répit...

Car sans ca, tomber malade n'aurait vraiment aucun intérêt !
Lundi 26 janvier 2009
«Tombe la neige, tu ne viendras pas ce soir...». Aujourd'hui lundi, c'est plutôt tombe la pluie ! Et oui ! Après être tombée malade et pas encore relevée, aujourd'hui c'est autre chose qui nous tombe sur la tête. De l'eau ! Remarquez, après toutes ces années de sècheresse, il était temps !

Enfin la nature reprend ses droits ! Ceci dit c'est vraiment tout ou rien, ce qui n'est vraiment pas rassurant en soi. Ou on a un temps sec propice aux incendies dévastateurs, ou on a droit à des pluies diluviennes auxquelles risquent de succéder des inondations.

Et je ne parle pas de ce qui se passe actuellement dans le sud-ouest où nos amis et famille sont privés d'électricité à cause d'une tempête aussi fameuse que celle de 1999 !

Voilà ! Des événements climatiques ont toujours existé, à plus ou moins grande échelle. Il y a toujours eu des étés caniculaires, des hivers de grand froid...

Toujours des exceptions qui ont mobilisé bon nombre d'entre nous pour aider son voisin attendant que la nature se calme.

Oui mais voilà, il y a cinquante ou cent ans, ces dérèglements climatiques étaient mis sur le dos de l'exceptionnel, de la nature même capricieuse de Dame Nature.

Aujourd'hui en 2009, ces derniers ne sont plus des exceptions mais pointent leur nez de plus en plus souvent...

Et oui, c'est cela d'avoir fait les mariols à construire des usines à gogo, rejetant plus de produits toxiques dans la nature que la norme autorisée ; c'est cela la conséquence d'avoir bousillé la faune et flore aquatique à force de tourisme de masse ; c'est cela d'avoir pollué terre et océan à outrance ; c'est cela, comme dirait ma grand-mère, d'avoir envoyé des tas et des tas de débris et de satellites tournoyés autour de nous. Oui car elle est persuadée, elle, que, faute d'avoir assez pollué la terre, les hommes polluent l'espace désormais à force de machines oubliées...

C'est son droit, sa liberté de penser comme elle dit !

N'empêche aujourd'hui il pleut. Petits nous aimions cela : patauger dans les flaques, sauter dedans à pieds joints, «bousillé nos godasses et s'marrer» comme disait Renaud. Aujourd'hui adulte, je ne vois personne chantonner «il pleut, il mouille c'est la fête à la grenouille !»

Ceci dit, j'ai beau chercher, demander l'aide de mon fils de 10 ans et bien le constat est triste : il n'y a aucune grenouille à l'horizon ! Écosystème déréglé ? Pas forcément c'est peut-être tout simplement que les grenouilles n'ont pas leur place en centre-ville mais dans les étangs et les mares !

Alors cherchons plutôt les escargots, limaces et vers de terre. Ceux-là sont toujours bien présents, c'est rassurant !

Alors c'est promis pour être sûre que mes petits-enfants trouvent toujours des vers de terre la pluie venue, je promets de ne plus abîmer Mère Nature ! Et je promets aussi de ne pas lui mettre sur le dos tous les ennuis météos de la planète ! Un peu de discernement que diable, mémé !
Mardi 27 janvier 2009
Alors ça c'est la meilleure de l'année ! J'aimerai bien parler un peu d'autres choses, plus belles, plus agréables que de choses politiques... Oui mais voilà, nous vivons dans un monde en crise où à chaque fois qu'on allume la télé ou son ordinateur, on tombe inexorablement sur des pages «crismiques». Non ne cherchez pas, ce mot n'existe encore dans aucun dictionnaire à part le mien !

Face à cette saison, année «crismique», deux attitudes : celles de vous et moi qui faisons une croix sur notre augmentation de salaire et sur le nouveau petit secrétaire vu dans cette boutique de décoration...

De l'autre, Notre président, celui que nous avons élu en majorité pour nous représenter, aidé de son acolyte et premier ministre qui décident d'aider le marché automobile français... A condition qu'aucune usine ne ferme ou ne délocalise bien entendu. Heureusement il ne manquerait plus que cela ! Donc ils vont trouver de l'argent de je ne sais où pour aider ces entreprises en crise. Très bien, parfait. L'idée est tellement bonne, le geste tellement généreux que je ne demanderai pas d'où sort cet argent miraculeux... Mais attention, ils demandent aussi expressément aux patrons de ces grandes entreprises gagnant parait-il 4/5 millions d'euros, de ne pas se verser ni dividendes ni primes en ce début d'année ! Cela parait logique aussi après tout ! Pourquoi un patron se prendrait-il un petit ou plusieurs petits millions d'euros de prime quand il ne peut payer ses employés smicards ? Jusque là on est plutôt d'accord ! Ceci dit mon esprit retord et critique trouve encore à redire : certes ces dirigeants qu'on montre du doigt au treize heures s'en mettent plein les poches, mais au moins ont-ils, eux, le mérite d'embaucher des milliers de français, même si c'est au smic pour certains. Oui le gouvernement demande aux banques, aux dirigeants français de faire des efforts, message reçu et bien entendu ! Mais le gouvernement en fait-il des efforts, lui, à titre personnel ? M. Sarkozy va-t-il baisser son salaire, va-t-il renvoyer tous ces chauffeurs de la république payés à attendre ? Va-t-il remettre à niveau les salaires des joueurs de foot, tennis, coureur automobiles, qui eux à part le mérite de taper dans une balle ou tenir un volant n'embauche personne personnellement ? Ah si le jardinier du stade de France, excusez du peu ! Oui toutes ces infrastructures qu'il faut payer pour un semblant de pays en bonne santé... Notre gouvernement se rend-il compte qu'en baissant mes charges qui ne servent qu'à payer ces chauffeurs attentifs, je pourrai, moi, à mon petit niveau embaucher un salarié durant un an entier faisant un inscrit en moins à l'ANPE ? Multipliez cela par le nombre d'entreprises françaises, cela en ferait des chômeurs en moins...

Mais non le calcul est vite fait, avec moins de chômeur et moins d'impôts, il y aurait, équation logique, moins de réception UMP à l'Élysées et là ce serait un véritable déficit humanitaire, un manque à gagner !

Alors oui, faites des efforts, jardiniers, boulangers chefs d'entreprises, banquiers, petits fonctionnaires de l'état... Car vous faites ainsi preuve de patriotisme pour que les hauts fonctionnaires continuent à vous représenter dignement. Après tout c'est bien connu non ? Qui peut le plus, peut le moins !
Mercredi 28 janvier 2009
Et voilà ! C'est reparti pour un tour. Décidée ce matin à profiter de la vie et ne voir que des côtés positifs à tout, je fais une énorme erreur ! Laquelle ? Eh bien ! J'allume la télévision ! Malheur ! Cet objet devrait être interdit ! Qu'entends-je ? Le salaire moyen des footballeurs français ! Encore ! C'est une obsession me direz-vous ! A croire que je suis anti-sport ! Pas du tout, rassurez-vous. Je dirais même plus, que voir des grands gaillards musclés, mettant toutes leurs jambes à courir après un ballon rond, a parfois a un certain charme, un certain sex-appeal... De la transpiration, de la sueur, du sang parfois, des bousculades, des «je fais semblant d'avoir très très mal», les «C'est pas moi, c'est lui qui m'a poussé !» ou encore les «c'est pas moi qui a commencé»... ont un certain caractère enfantin typiquement masculin. Je ne me moque pas ! Je sais de quoi je parle, mon fils de 10 ans me le fait tous les jours ! Comment ca, les footballeurs sont des hommes et non des gamins capricieux ? Je n'ai jamais dit le contraire, je faisais juste un parallélisme entre l'attitude de mon fils de 10 ans et ces adultes, sportifs professionnels, payés des centaines de milliers d'euros.

Revenons donc à nos moutons (ce n'est pas un jeu de mots voulu !). J'allume la télé et là des chiffres à plusieurs zéros apparaissent sur l'écran ! Salaire moyen mensuel brut d'un joueur de foot français : 47.000 euros ! Soit 3.900 euros, c'est-à-dire à peu près le salaire de vote médecin généraliste, vous savez celui qui est là quand vous avez besoin de lui, qui soulage vos douleurs en premier, qui vous dirige vers des spécialistes, qui vous a peut-être aussi sauvé la vie... Celui qui a fait dix ans d'étude après le bac et travaillé au mac do à côté pour se les payer ses études...

Bref ? Footballeur le mieux payé (je tairai son nom !) : 400.000 euros par mois ! 4.800.000 euros/an ! Tiens on se rapproche des salaires des grands patrons interdits de dividendes ! Rendez vous compte que pour gagner 400.000 euros par an, ce que lui gagne en un mois, il nous faudrait gagner 33.333 euros par mois ??? C'est ahurissant tout de même ! Qui en France gagne cette somme ? Non pas votre chirurgien qui vous opère le coeur, pas le chercheur qui depuis des années se bat contre le sida, cancer et autre saloperie... Pas le pompier qui vous sort du feu, pas le flic qui se fait caillasser et qui trouve l'assassin de votre femme, le violeur de votre enfant... Evidemment encore moi le garagiste, le boucher ou le boulanger du coin, Non ! C'est un mec qui tape dans un ballon ! Non de nom, j'aurai du faire sport étude plutôt que de m'assoir dans l'amphi de la fac de droit !

Bref quand on pense que la star des stars, le grand Zinedine n'en gagnait que 15.000 par mois en 95 on se demande ce qui a bien pu se passer en quatorze ans et pourquoi la France est en crise actuellement...

Oh je sais il n'y a pas qu'eux à montrer du doigt... Les acteurs, les chanteurs, cinéastes, mannequins s'en mettent plein les poches pour des jobs aussi futiles... Je sais bien ainsi va le monde, on gagne des millions en ne faisant rien d'humanitaire et on en gagne très peu en faisant des choses exceptionnelles... Ainsi va la vie, c'est depuis tout temps comme cela. Cependant, moi, je trouve cela indécent et cela ne me donne qu'une envie : éteindre la télé les soirs de foot et boycotter les matchs de foot ! Et après on s'étonne qu'avec des salaires pareils, il y ait de la haine et de la violence dans les stades ? Bin, je comprends moi ! Quand on pense qu'un mec musclé gagnant 400.000 euros/mois n'est parfois pas capable de marquer un but et de faire gagner son équipe, je comprends que ses supporters soient en rogne quand même ! Attention, je n'ai pas dit que c'était normal, je laisse juste sous entendre que si ces joueurs gagnaient moins de pognon, dix contre un que leurs supporters seraient plus indulgents ! A bon entendeur !
Jeudi 29 janvier 2009
Vous souvenez-vous du jeu que tous les enfants font ? «On disait que... et que...» A chacun d'arranger la suite et de partir dans les délires les plus ahurissants. Donner son opinion, critiquer, relever ce qui ne va pas, dénoncer les abus, c'est essentiel. Avoir des idées, proposer, essayer de changer le monde c'est encore mieux. Comme disait ma mère «Y'a que ceux qui font rien qui font tout de bien !».

Alors ce jeu, j'y ai joué moi ce matin. Je me suis dit : «Si j'avais 400.000 euros par mois à distribuer, qu'est-ce-que je pourrais en faire ?» C'est vrai, c'est bien beau de critiquer le salaire d'un type tapant dans un ballon, de crier à la révolte, de crier au scandale ! Mais si on se contente de ne faire que cela, ca ne sert strictement à rien ! Ceci dit, d'autres sont payer au gouvernement pour avoir des idées donc je ne vois pas pourquoi ce serait à moi, à vous, de conseiller gratos puisque tout s'achète dans ce bas-monde même la chose la plus naturelle. Bref j'ai donc joué à «Qu'est-ce-qu'on peut faire avec 400.000 euros ?» Des tas de choses en fait. On pourrait par exemple, embaucher 27 personnes avec un salaire de 1.200 euros pendant un an, soit 324 chômeurs en moins contre un an de salaire d'un seul footballeur...

Nous pourrions aussi distribuer environ 30.000 vaccins pour les enfants des PVD, les nourrir aussi, construire des dispensaires, des écoles dans ces mêmes pays... Ah ! je vois d'ici quelques réflexions chauvines ! Pourquoi aller aider les étrangers quand il y a tant de choses à faire en France ! C'est exact, en France pays des droits de l'homme riche, de l'égoïsme, de l'illégalité, il y a fort à faire.

Avec 400.000 euros les idées ne manquent pas : nous pourrions enfin réorganiser les villes et les transports en commun de tous types pour les personnes handicapés moteurs, nous pourrions organiser des fonds de solidarité pour que les plus démunis aient accès aux soins, aux éléments de confort quotidien... Nous pourrions ne plus supprimer de postes d'enseignants, ouvrir davantage de crèches, de structures d'accueil pour les accidentés de la route ; nous pourrions enfin équiper tous les hôpitaux et cliniques de la même façon tant en moyen matériel qu'en effectif humain... Nous pourrions aider certaines petites entreprises en crise à ne pas licencier leur personnel. Nous pourrions conserver nos chercheurs en France. Je ne sais pas moi, vous rendez-vous compte que les plus grandes inventions comme le cinéma ont vu le jour en France et que maintenant l'industrie cinématographique est à Hollywood... Pour quelle raison à votre avis ce qui né en France part à l'étranger ? Et ce depuis toujours ! Nous pourrions miser enfin sur des recherches médicales contre tumeurs, cancer, maladies génétiques... Nous pourrions préserver notre environnement, notre faune et flore. Nous pourrions rebooster notre agriculture, notre pêche, nos productions industrielles. Nous pourrions mettre en valeur nos nombreux savoir faire...

Incroyable tout ce que nous pourrions faire de bien avec un an de salaire d'un seul footballeur français. Hier soir, y'avait foot à la télé, j'ai pas regardé. S'en suivait un reportage sur l'infiltration un an durant justement dans les classes les plus pauvres de la société française.

Si vous manquiez d'idées avec la façon d'utiliser cet argent utilement, plutôt que de la donner à un type qui aime taper dans un ballon, et bien, il ne fallait pas éteindre votre poste une fois le coup de sifflet final. Ce fut édifiant ! Carton jaune Messieurs !
Vendredi 30 janvier 2009
C'est le cordonnier le plus mal chaussé. On a tous entendu cette expression. Pourquoi parler chaussures en ce vendredi ? Hé bien parce que certaines chaussures font parties de l'actualité. Quoi, vous ne devinez pas desquelles je parle ?

Enfin, celles de nos soldats français, les fameuses rangers, qui sont depuis la nuit des temps commandées à une fabrique française. Logique, me direz-vous.

Oui mais voilà, parait-il que ces chaussures ne sont plus au goût du jour au niveau performances technologiques. Bien oui, ne me demandez pas ce qu'on attend d'autre aujourd'hui d'une paire de chaussure que de protéger ses pieds en marchant, je n'en sais rien. Peut-être doivent-elles être plus imperméables, mieux aérées, plus sportwear ? Chut, secret défense !

Donc, un appel d'offre est lancé et deux entreprises sont retenues, une allemande et une française.

Et... non ce n'est pas la société française qui est retenue, adieu donc, chaussures, fabriques et par conséquent salariés qui chaussaient notre armée. Mais il n'y pas de quoi discuter ni polémiquer, c'est la règle des appels d'offres !

J'aimerai biens savoir à quand les uniformes "made in china", (à moins que ce ne soit déjà le cas et que je l'ignore). Après tout c'est la règle vendre des armes de fabrication française à d'autres pays pour mieux se faire la guerre ensuite les uns les autres. Dans les écoles, on appelle cela tendre le bâton pour mieux se faire battre.

C'est vrai que c'est un peu beaucoup ridicule tout cela. L'armée française, devant défendre notre pays contre l'envahisseur est la première à ne pas défendre la France face aux envahisseurs vestimentaires... Mais c'est sans doute question de sécurité ultra confidentielle qui nous échappe, à nous, simples civils. Figurez-vous que ces chaussures étrangères auront mille et une vertus que notre savoir faire français est incapable de réaliser.

Réfléchissez un peu voyons avant de critiquer !

A votre avis, que peut-on demander à des chaussures ? Pensez à tout ce que ces nouvelles bottines vont apporter à nos soldats. Du confort ? Non ce ne sont pas des fillettes. Ils ont l'habitude des ampoules. Demandez aux légionnaires qui ont fait la fameuse marche si dans l'armée on se plaint d'ampoules aux pieds !

Non non, c'est autre chose. Je suis sans doute plus blonde que ce que je ne croyais car j'ai beau me creuser les méninges je ne trouve aucune excuse valable. Une seule chose me vient en tête, c'est une chansonnette enfantine qui disait :

«Un kilomètre à pieds, ca use, ca use, un kilomètre à pieds, ca use les souliers ... 2 kilomètres à pieds, ca use ca use, deux kilomètres à pieds ca use les souliers, 3 kilomètres à pieds, ca use, ca use, 3 kilomètres à pieds, ca use les souliers... 4...» Non allez j'arrête là tout le monde m'a comprise. Le seul truc c'est qu'à l'origine de cette ancestrale comptine on n'allait justement à pieds un peu partout. Moi à chaque fois que je vois nos militaires passer, ils sont dans des jeeps, des Berliers, des chars, jamais à pied ! Alors quid de l'usure des souliers ?
Samedi 31 janvier 2009
Et bien, voilà. Nous sommes le dernier jour du mois de janvier, du premier mois de l'année.

31 jours sont passés depuis le tintement de nos coupes de champagnes et nos bonnes résolutions, prises, parfois, grâce ou à cause d'une surconsommation d'alcool !

Alors, où en êtes-vous ? Tenez-vous bon ? Ou déjà l'utilité et le bien fondé de vos bonnes résolutions vous échappent ?

Moi, vous avez remarqué je tiens bon et tous les jours de ce mois je suis venue à vous. Parfois pour ne rien dire, parfois de mauvaise humeur, parfois de bonne ; Tantôt optimiste, tantôt pessimiste... Et bien oui heureusement que nous ne nous levons pas tous les jours de la même humeur !

Alors résumons un peu, quoi de neuf en ce premier mois de l'année ? Les soldes qui selon les uns n'ont pas été bonnes, ou selon d'autres, ont marché mieux que l'an dernier, les français les attendant impatiemment crise oblige, cherchant à faire des économies qui n'en ont que le nom...

Quoi d'autre ? Cette grande manifestation dont je n'ai pas encore parlé, d'il y a deux jours. On pourrait aisément faire un parallèle avec un autre jeudi noir. La foule était dans la rue, certes ; Mécontente, virulente, tout corps de métiers confondus. La question : Mr Le Président de la République nous a-t-il entendus ? Oui, certainement, il n'a pas l'âge d'être sourd lui. Nous a-t-il compris ? Oui sans doute, déontologie présidentielle oblige. A-t-il la solution, lui ou ses collaborateurs ? Rien de moins sûr ! Allez soyons honnêtes, nous aussi. Ce rassemblement était très bien mais ne pensez-vous pas que si vous voulez vous faire entendre vraiment, une seule journée ne suffit pas ? Ne pensez-vous pas qu'il faudrait, comme en Guadeloupe, avoir le cran de tenir un peu plus ? Sinon pourquoi manifester ? Pensez-vous vraiment qu'au point où en est le pays, une seule journée de manifestation va faire évoluer les choses ? Mais nous qui critiquons, nous les mécontents, serions-nous capables d'aller pour une fois au bout de nos convictions, histoire de ne pas passer pour des marionnettes aux cordes sensibles que l'on peut manipuler à notre guise. Car ne vous y fiez-pas, peuple français, c'est l'image que nos politiciens ont de nous. Vous râlez, vous allez un jour dans la rue et dès le lendemain vous allez faire les soldes ! Là une logique m'échappe ! Je serais davantage portée sur l'agir sans agir : aller dans la rue, brailler un coup, brailler des slogans tapageurs puis rentrer chez moi et montrer au monde que puisque je ne suis pas payée assez, puisque je n'ai plus de pouvoir d'achat, puisque je ne suis pas à l'abri du chômage, puisque tout est trop cher, trop taxé, puisque la tva est trop élevée, puisque le coût du pétrole est trop haut... puisque tout cela, je reste chez moi à paralyser toute cette économie de pantins assoiffés de consommation !

Virulents mes propos, non réalistes ! On manifeste et le lendemain on saute à pieds joints dans le monde, dans la société qu'on vient de montrer du doigt !

Alors en ce dernier jour du mois, et puisqu'on reparle de bonnes résolutions et bien je suis bien résolue moi, à essayer de faire prendre conscience à tout à chacun que, à notre propre niveau, nous sommes finalement tous un peu responsables de ce qui nous tombe sur la tête !
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