Dimanche 15 février 2009
Ouf, ce matin au réveil, lendemain de Saint Valentin, mon amoureux était encore à mes côtés et n'avait pas encore pris la fuite à minuit pile.

Quel soulagement, il ne s'était pas transformé en citrouille et comme il ne porte pas de chaussette la nuit, il n'en avait perdu aucune dans notre lit...

C'est un cap important, encore 364 jours à tenir, bienheureux, avant la prochaine Saint-Valentin !

Ce qui est sûr, c'est que le magnifique bouquet de roses rouges n'est pas encore fané ce matin. Lui par contre ne tiendra pas cinq jours...

Comment faire pour le faire tenir toute une année, preuve de notre amour ? Le faire sécher, c'est le secret.

Est-ce si important de conserver des bouts de vie enfermés dans le tiroir de la mémoire, à défaut de ne jamais les revivre ?
Perso, je préfère mettre ce merveilleux bouquet à la poubelle une fois ces fleurs dégarnies (je parle du bouquet, hein, n'allez pas trouver une métaphore inexistante avec mon homme !) pour... attendre impatiemment le prochain, qu'il arrive demain, dans six mois, dans un an ou trois ans.

Le secret ? L'important c'est de vivre, tous les jours au jour le jour, sans autre échéance que les fêtes, anniversaires et jours qui passent.

Ce matin, mon amoureux était à mes côtés. Si je veux qu'il y soit encore dans 364 jours, à moi de lui dire, de lui montrer que je l'aime, tous les jours de la semaine, sans mièvrerie mais avec sincérité.
Bref, à moi d'être présente les jours avec, les jours sans.

Je serai là, comme je le suis tous les jours avec mon billet d'humeur. Différente chaque jour mais là.

Alors Saint-Valentin, tu n'as qu'à bien te tenir, car je te parie que si tu es encore là avec ton commerce d'amour en 2010, nous aussi on sera là, alors gare à toi !
Lundi 16 février 2009
Que reste t-il de nos amours ?

C'est vrai après cette période euphorique de la fête de l'amour du week-end dernier, nous serions en droit désormais, de revenir les pieds sur terre dans notre quotidien et routine de couple, de vie à la petite semaine pour la majorité d'entres nous, et nous poser cette question.

Pour certains la question ne se pose pas : les oubliés de la Saint-Valentins et les célibataires. C'est vrai, avez-vous pensé aux ravages que peut faire tout ce battement médiatique et commercial pour les célibataires paraissant être des extra-terrestres pendant 24 heures ne s'attardant ni sur le champagne, ni les chocolats, ni au rayon linge de maison avec des coeurs sur les housses de couettes ?

Aux Etats-Unis ils ont trouvé la solution : un club de gym permet de se défouler en tapant sur des mousses rigides par dessus desquelles sont collées des photos de votre ex, avec en option plusieurs types d'insultes. Vous tapez, tapez, tapez, tapez en ce jour saint et vous voilà soulagés !

Enfin une bonne alternative ! Vous n'êtes plus seuls, célibataires en ce jour des amours mais vous transformez en Rocky Balboa ou Lara Croft une heure ou deux.

Ah ! les joies de l'identification, de faire partie intégrante d'un groupe, d'un clan, celui des amoureux chanceux ou celui des célibataires défoulés (à croire qu'il n'existe pas de célibataire heureux !). La joie de s'identifier à d'autres, histoire d'oublier sa solitude...

Ceci étant, célibataire endurci ou en couple, nous n'avons aucune imagination quant à ce qui arrivait aux jeunes filles du 18ème pour lesquelles maris ne rimaient pas avec amour, mais avec sécurité pécuniaire et honneur. Tant pis si elles ne l'aimait pas, tant que les parents donnaient leur consentement histoire de s'assurer des bouches en moins à nourrir...

Quand on pense que de nos jours dans certains pays cette loi de l'amour est encore d'actualité, comme cette petite fille, mariée de force et forcée par de là, à avoir des rapports sexuels avec un homme de quatre fois son âge... Cela laisse perplexe non ?

A ce tarif là, à choisir entre les lois de l'amour sur certains continents et la fête de l'amour pour certains autres cons-tinentaux, et bien sans hésitation je retire toutes les mauvaises choses dites sur la fête de l'amour et propose d'être élue reine con-tinentale !
Mardi 17 février 2009
Mieux vaut prévenir que guérir. On a tous entendu au moins une fois ce proverbe dans diverses occasions. Inutile de rappeler sa signification originelle : il vaut mieux faire attention et se préserver des microbes, plutôt que de devoir ensuite prendre des médicaments pour soigner ce qu'on n'aurions pas attrapé si nous avions fait attention.

Par extension et utilisé à toutes les sauces, on pourrait le résumer en une phrase plus significative «Tu ferais mieux de faire gaffe si tu veux pas qu'il t'arrive une tuile». Il est certain que pour tout acte de la vie quotidienne, professionnelle ou familiale, et très certainement amoureuse, si l'être humain était moins impulsif et plus prévenant, certaines énormes boulettes et d'autres plus petites auraient été évitées.

Oui mais si nous étions capables de cela, réellement, nous ne vivrions pas dans ce monde, là, celui de l'année 2009.

Alors pourquoi ce dicton du jour ? Parce que si l'on avait prévenu tous ces pauvres mécanos de nos usines automobiles françaises, bien d'entres eux se seraient déjà reconvertis. Dans le même esprit, si l'on avait prévenu tous ces pauvres smicards qui ont acheté leur appartement ou petit pavillon de banlieue, leur collant un crédit de 20, 25, parfois 30 ans sur le dos, souvent à taux variable, ces derniers seraient très certainement encore locataires. Toujours locataires mais sans dette, c'est pas si mal après tout !

Souvenez-vous, notre président voyait dans la loi SRU une ineptie de construire davantage de logements sociaux soutenant que les français ne souhaitaient pas obtenir une HLM mais devenir propriétaire de son propre bien...

C'est sûr que cela devait arranger les agents immobiliers et faire les beaux jours, toujours, des transactions...

Sauf que voilà, sans prévenir, ce n'est pas Zorro mais la crise qui est arrivée, sans se presser, la Grande crise... Voilà qu'il faut à la France guérir cet insidieux microbe incontrôlable qui touche 99,99% des français toutes professions confondues, actifs et inactifs, jeunes et moins jeunes voire même carrément vieux...

Alors afin d'éviter que pareille erreur ne se reproduise car c'est toujours cela l'essentiel, tirer les leçons du passé et toujours s'améliorer, certains d'entres nous se disent qu'il ne faut pas attendre les bras croisés mais se mobiliser ! Joli projet !

Le président quant à lui, élu par la majorité d'entres nous, je vous le rappelle, et ne vous en déplaise (revoir couplet sur erreur à ne plus commettre...) a décidé de cette grande et révolutionnaire réunion avec les partenaires sociaux (il aime ce mot, il le sort à chaque tirade) du 18 février soit... demain.

Par conséquent, et pour ne pas se faire avoir une seconde fois, le syndicats ont déjà prévu leur réplique salvatrice : une autre grande journée de mouvement social (une grève quoi, d'un jour). Faudrait-il leur rappeler que Rome ne s'est pas faite en un jour et que ce n'est pas un jour de grève annoncé à l'avance par ci par là qui va changer le monde ? Bref sans même savoir ce que l'on va proposer ou décider à cette réunion, tout le monde est déjà sur le pied de guerre avec cette nouvelle future grève. Mieux vaut prévenir que guérir, c'est bien ce que je disais...
Mercredi 18 février 2009
Nouvelle journée, nouvelle ambition ? Ou nouvelle journée et train-train quotidien ? Non, je pense qu'aujourd'hui sur le plan politique national, cette journée qui s'annonce est loin de la petite routine...

Ca risque même de chauffer à l'aide de verbes hauts, propos sur fonds malveillants mais poliment énoncés avec un vocabulaire choisi et étudié afin de ne pas ternir une image ou une fonction.

Mais déjà les choses ont bougé. En effet j'ai bien rigolé hier face aux propos du journaliste qui pourtant traitait d'un sujet non risible, la fin de vie. Peu d'entres nous tout de même trouveraient à rigoler sur ce thème délicat et douloureux et qui pourtant malheureusement nous concerne tous, à plus ou moins longue échéance.

Alors qu'est ce qui a bien pu me paraître risible et drôle ? Tout simplement le fait que le journaliste évoque le vote de l'allocation de fin de vie. Bref si vous et moi demain devions assister un proche en fin de vie, et bien nous serions en quelque sorte « rémunérés » pour cela à hauteur de 49 euros par jour.

C'est un bon début de savoir que nous pourrons prendre trois semaines de répit dans nos vies trépidantes afin de passer des derniers moments avec nos proches déjà à moitié partis, physiquement, mentalement, ou parfois même malheureusement les deux.

Non, le côté drôlatre du propos est qu'il insistait sur la grande commisération de nos représentants, appuyant le fait, répétant que pour une fois tous étaient d'accords, quelles que soient leurs couleurs politiques...

A l'entendre c'était une victoire, une première au sein de notre institution. Enfin la France rassemblée, capable de cohérence, mettant de côtés ses propres avantages et bénéfices, bref une France sachant faire preuve de responsabilité devant un sujet grave...

Peut-être suis-je rabat-joie, mais d'une part je ne vois finalement pas ce qu'il y a de si formidable dans le fait qu'un vote soit unanime sur cette question notamment, oubliant soi-disant son propre égoïsme, quand on pense que s'il est bien une chose devant tout le monde est égal, c'est bien la mort. Car là, qu'importe professions, partis politiques, sexes, excès de pouvoir ou dons de soi, chacun d'entres nous se retrouvera un jour dans cette situation. Chacun d'entres nous espérant donc ne pas mourir seul. Sur ce pied là, il me parait donc logique que chacun se sente concerné un minimum et vote donc en son âme et conscience, qui de l'individuelle devient forcément conscience collective face à un sujet qui, depuis la nuit des temps, a la même conclusion pour chaque être vivant...

D'autre part, et c'est là où la rabat-joie fait place à la blondinette à l'esprit naïf et au fou rire facile, c'est justement cette soi-disant mobilisation générale. En effet, pour bien appuyer ses propos et puisque ce monsieur était à la télévision, il lui fallait montrer des images de cet événement rarissime dans l'histoire politique. Voilà donc que la caméra nous emmène avec elle dans l'antre du vote... Et là que voit-on ? Suspense... L'hémicycle où se trouvent disséminés, un par ci, un par là, les quelques rares votants... bref à moitié vide !!!

Alors il pouvait effectivement se féliciter que tout le monde ait voté de façon unanime quand on réalise que si un dixième de nos représentants étaient présents, c'était déjà beaucoup...

Le choix des mots, le choc des photos, titrait un magazine bien connu pour justifier de ses intrusions dans la vie privée des gens... Et bien là c'était le choix des mots, le choc des images !

Sur ce, il ne me reste qu'à espérer que seront un petit peu plus nombreuses les personnes conviées à la grande réunion de crise aujourd'hui à l'Élysée... Car sans cela, je ne sais pas où cela va nous mener. Une seule question cependant : les caméras seront-elles acceptées ?

Mon instinct féminin me laisse croire que nous verrons les invités entrer et sortir, et qu'ensuite le président s'adressera dans un discours convenu à la nation... Mais point d'image sur les discussions internes... Ai-je tort, ai-je raison ? Réponse demain !
Jeudi 19 février 2009
Suis-je devin ? Apparemment simplement dotée d'une forte intuition féminine ! J'avais donc raison hier encore. On a bien eu des images ante-réunion de crise, puis des images post-réunions de crises mais absolument aucune essentielles durant le débat à huit-clos.

Voilà donc le résultat, vers 20H15, la tête de notre président apparaît dans nos chaumières via la magie de la télévision et s'adresse avec un ton bienveillant, protecteur mais stricte, conforme à celui que doit employer un chef de l'état. Voilà donc ce que propose notre gouvernement via la bouche de celui qui en campagne nous serinait «travailler plus pour gagner plus». Conséquence directe : augmenter la durée d'indemnisation des chômeurs, diminuer le temps de travail ouvrant droit aux allocations chômage, augmenter les allocations des pauvres diables aux chômages partiels... Bref que des mesures en faveur du travail justement, ne trouvez-vous pas ? Quoi d'autre ? Des primes de 500 euros par ci par là, des primes de 150 euros supplémentaires pour ceux qui touchent déjà la prime de rentrée scolaire ; deux tiers de paiement des impôts en mois pour ceux qui en paient déjà le minimum... Bref des aides des aides des aides, pour ceux déjà aidés et avec de nombreux enfants...

Mais rien sur la baisse de la TVA, rien sur l'augmentation des salaires, rien sur le plafonnement des prix, rien sur des charges salariales diminuées par exemple, non rien de rien... Il ne faut rien regretter mais faire des efforts ensemble a t-il demandé...

Alors moi je fais l'effort d'accepter d'être prise pour une blonde sans cervelle, et accepte de faire l'effort de faire semblant de ne pas voir que toutes ces aides distribuées aux plus nécessiteux ne sont rien d'autres que des petits pansements pour cacher les petits bobos, avec une plaie en train de se surinfecter en dessous... Mais qu'espère t-il nous faire croire notre gouvernement ? Qu'en augmentant à auteur de moins de 10 euros par jour les habitants, les conditions de vie vont réellement s'améliorer quand dans le même temps les grandes surfaces vont augmenter leur prix encore et encore, que m'essence va augmenter, et may be la TVA aussi tout comme la redevance télé ?

A croire qu'il fait tout pour ne pas être réélu notre président ! Franchement je me pose la question ! et je ne suis pas la seule, alors tant mieux ! car c'est marrant mais comme par hasard je ne me sens pas concernée par ces mesures d'aides, 10 fois inférieures à celles accordées aux grands groupes banquiers.

Car je n'entre dans aucune de ces catégories, serai-je donc une extra-française ? Je vais donc aller bosser ce matin en enfourchant ma bicyclette et pointant du doigt rageur l'ANPE, ou nouveau pole emploi, en déclamant DDL, retourner chômage...

Bin oui là au moins je gagnerai plus en ne faisant rien, ne paierai plus aucun impôts, et referai un ou deux mômes pour toucher des allocs. Bin oui, calculons : 500 euros par ci + 150 par là + 200 euros d'aide aux services, j'en suis déjà à 850 euros exonérés d'impôts ! CQFD : travailler plus pour gagner plus !
Vendredi 20 février 2009
Fin de la semaine, et vivement la fin des mois car les comptes sont au plus bas ! Mais rien de grave, comparé à tout ce qui se passe aux quatre coins de la planète. Gardons le moral. La seule chose qui m'énerve aujourd'hui (car si je n'étais pas énervée, ce ne serait pas normal) c'est toutes choses non made in France.

Vous avez remarqué comme c'est de plus en plus rare d'acheter montres, bijoux, textile, made in France ? A l'époque où nous en trouvions, cela me faisait marrer de ne pas lire «fabriqué en France» mais «made in France». C'était l'époque où l'exportation était à son apogée et où l'on trouvait plus flatteur et plus «grand» d'américaniser ou d'angliciser tout ce qui tombait sous la main.

Autre temps, autre moeurs. Désormais, il est de plus en plus rare de trouver des étiquettes avec des made in France, que ce soit en anglais ou en français d'ailleurs. Par contre les made in China, made in Taiwan, made in Maroc, se retrouvent partout, toujours de plus en plus.

C'est pas que je suis d'un chauvinisme absolu, au contraire eu égard à toutes les critiques que j'ai à formuler envers notre société française, mais bon sang de bonsoir, pourquoi aller faire fabriquer ailleurs des choses qu'on est très bien capable de fabriquer en France ? Car petit détail sans importance, cela créera des emplois de faire fabriquer des pièces de lingerie en France plutôt qu'en Tunisie par exemple. Plait-il ? Parce que dans ces pays il est facile d'exploiter des milliers d'ouvriers en les faisant travailler beaucoup plus que trente-cinq heures et pour un salaire de misère... Soit... En attendant moi, pauvre française moyenne, ne trouve pas forcément moins cher en rayon un pull-over made in China, c'est là où le bas blesse, non ? Si au moins ça m'apportait quelque chose à moi, d'acheter des trucs made in China, à part des allergies ? Mais non, je paie la TVA et paie un truc hors de prix...Et en plus les étiquettes, elles grattent et elles piquent alors...

Non le pire c'est que certaines des marques les plus renommées et les plus luxueuses mettent sur le marché des fringues à des centaines d'euros pièces et parfois plus, alors qu'elles ne leur ont rien coûté en fabrication... Et qu'aucun savoir faire n'est finalement à protéger... C'est tout de même un peu amoral tout cela non ? Nous prend-on vraiment pour des incapables en France, pour des couillons ?

Et pourquoi aujourd'hui ça m'énerve tant que cela me direz-vous alors que c'est comme tel depuis la nuit des temps ?

Et bien pour un détail : la politique environnementale nous demande de protéger notre nature fragile, ce que je fais, premièrement par un geste civique tout simple : je ramasse les crottes de mon chien dans la rue à l'aide de ces petits sacs plastique biodégradables...

Quel rapport ? Hé bien le voilà le rapport, non seulement la seule jardinerie du golfe qui en vend, a un nom à résonance italienne et en plus vous savez quoi ? Même les sacs à caca sont made in China ! Y aurait-il un rapport entre ce que je mets dans ces sacs, mot en cinq lettres commençant par m, et la qualité de ce qu'on fabrique justement in China ?
Je ne sais pas mais en tout cas sac à caca et made in China, ça rime !
Samedi 21 février 2009
Aujourd'hui samedi va rimer avec tranquillité. Je pense qu'il est temps de souffler, de prendre du temps pour soi. Nos petits sont en vacances d'hiver. Premier jour de leurs vacances. Soupir, il va donc nous falloir les occuper pendant 15 jours.

Bizarrement ils n'ont pas plus de devoirs à faire qu'en semaine normale. C'est bien dommage pour une fois qu'ils n'avaient que cela à faire, cela les aurait occupés 5 minutes et les aurait fait passer moins de temps devant les consoles de jeux ou la télé...

La télé, parlons-en ! Je commence à me demander s'il l'on n'est pas, à l'heure où j'écris, en train de me gaver d'images subliminales. En effet depuis plus de quinze minutes maintenant sur une chaîne d'infos en continu, passe une espèce de clip vidéo prononçant le nom de la chaîne, suivi de «vous l'avez vécu en direct».

Des images se succèdent, allant de l'élection de Barak Obama, à la libération d'Ingrid Betancourt, en passant par l'élection de Nicolas Sarkozy, avec à ses côtés, son ancienne épouse... Sans oublier le débat avec Ségolène pour la bataille finale de la présidence...

Et ces images, toujours les mêmes, tournevirent sur mon écran, au son des commentaires, toujours les mêmes depuis plus de quinze minutes... Deux solutions : où l'on nous gave d'images cachées en nous prenant pour des idiots, où la chaîne est en grève et ne sait pas quoi passer à l'écran pour éviter le fameux écran grésillant en noir et blanc...

Qu'importe ! Ca me gave : j'éteins la télé de ce pas et vais profiter du soleil éclatant aujourd'hui, afin de me ressourcer un peu car croyez-moi, les vacances des enfants vont encore rimer avec surcharge de boulot et stress pour les mamans !
Dimanche 22 février 2009
Jour de repos, jour où les ados font la grasse matinée, petit déjeunent à 11H00 et traînent en pyjama jusqu'à 16H00. Quant à nous, parents c'est le jour où enfin les femmes peuvent quitter leur tailleur jupe, maquillage, et talons de sept centimètres de haut pour enfiler un jean ou un survêt. Idem pour les hommes en costume cravate, l'heure est aux tenues décontractées.

Marrant comme les us et coutumes changent du tout au tout en moins de soixante ans. Effectivement mon fils aura comme souvenir d'enfance des dimanches cools où la liberté est de mise ; liberté de faire ce que bon nous semble, quand bon nous semble. Quand j'écoute les souvenirs et récits de mes parents, leurs anciens dimanches n'ont rien à voir avec les notres. Ils sont même à l'opposé.

Combien de fois ma maman m'a parlé de ses chaussures vernies du dimanche et de son habit du dimanche ! Hé oui, à son époque les hommes étaient en habit de travail la semaine, habit confortable et pratique ne craignant ni la poussière, ni la saleté, uniquement fait pour travailler dur, et vêtu de leur plus beau costume le dimanche, jour de la famille. Les femmes s'habillaient le dimanche, laissant au placard les tenues de labeur de la semaine. Les enfants ôtaient leurs uniformes d'écoliers pour pantalons, jupes plissées et souliers vernis.

Etrange paradoxe où les hommes en semaine n'avaient nul besoin de se déguiser en pingouin pour avoir l'air sérieux, respectable et travailleur. Nul besoin pour les femmes de se coller sur des talons de 10cm de haut pour se sentir à la hauteur de leur taches ménagères, professionnelles ou de simples mamans au foyer... Non...

Aujourd'hui c'est pourtant le cas : personnalités et performances professionnelles sont cachées sous de faux semblants, vêtements sophistiqués et mal appropriés. C'est la vitrine du savoir faire, du savoir vivre. Vitrine de l'intelligence en pur coton, jersey ou soie... Et ne parlons pas que de la tenue, parlons aussi d'autres et multiples choses capables de conforter ces images de soi truquées : cosmétiques, accessoires, et bijoux hors de prix.

Oui depuis quelques années, et principalement en 2009, ce malgré la crise, la qualité du travail passe par le marquage au fer blanc tel un bovin de vos identités pécuniaires et sociales... Sinon ? Vous êtes forcément un incapable...

J'en rajoute, croyez-vous ? Alors faites un peu l'expérience. Habillez vous en costume cravate pour vous rendre à la boulangerie à midi aujourd'hui et vous verrez que vos voisins et amis vous demanderont «où vous allez, comme ça» ? sous entendu «dans une telle tenue» ? A un mariage, baptême, communion ? Et inversement, pointez-vous demain matin lundi au bureau à huit heures tapantes en basket et jogging. Vous verrez que votre patron va vous demander «mais où vous vous croyez» ?

Ce qui était une habitude, un art de savoir vivre s'est complètement inversé au point de devenir asocial en moins de soixante ans... Cela uniquement sur le code vestimentaire... Je vous passe le code moral...

Et pourtant... il parait que l'habit ne fait pas le moine !!!
Lundi 23 février 2009
Comment être de bonne humeur ce matin quand, même si dans notre propre vie, tout paraît rose, des attentats continuent de tuer des innocents par delà les frontières ?

Comment se sentir en pleine forme quand on pense que l'état américain et l'état français vont aller dans le même sens : racheter en partie des banques et les faire contrôler par des membres du gouvernement ? Comme cela plus aucune liberté individuelle !

Comment se sentir épanouie devant son écran en gagnant le smic quand on pense que les footballeurs français ont à nouveau négocié leur prime de résultat et qu'ils vont toucher chacun 150.000 euros en cas de qualification pour la coupe du monde 2010 et 10.000 euros pour chaque victoire dans le groupe 7 ?

C'est sûr que vu comme cela, moi la première je peux être motivée à courir de long en large sur un terrain, taper dans un ballon rond et même essayer de marquer des buts et d'y croire ! Je ne comprends pas, mon esprit sportif resté scolaire «l'important c'est de participer» ne comprend pas pourquoi il est si important que les chefs d'entreprise renoncent à leurs dividendes sur simple demande du gouvernement français quand, dans le même temps et à l'opposé, des joueurs de foot ne renoncent ni à leurs fabuleux salaires ni à leurs primes démesurées...

Il me semblait quand même plus logique, que des patrons de grands groupes automobiles embauchant des centaines de milliers de personnes, gagnent davantage, s'ils laissent leurs usines en France, que onze sportifs déguisés en footballeurs... et qui doivent tout au plus embaucher directement une femme de ménage et une nourrice...

Bref je ne vais pas m'étendre là-dessus, ca va faire rabâchage. Toutefois, je ne saisis pas comment l'on peut encore trouver le sport beau dans ces conditions et aller encore payer son entrée au stade pour les voir jouer ! Je suis désolée, moi quand, je suis derrière mon bureau et que je n'ai pas encore accompli ma tâche, personne ne paie un ticket d'entrée pour venir me voir ! Et je vous rassure : mon salaire est bien loin de celui de nos pros du foot...

Mon endurance aussi remarquez... Bin oui, mais moi, je n'ai pas un masseur gratos qui vient me masser dès que j'ai couru toute la journée ou que je suis restée debout 8 heures debout à piétiner... Je n'ai pas de coach personnel pour ma mise ou remise en forme, je n'ai pas de cure de thalasso gratis pour me détendre...

Et puis surtout il y a une différence énorme ; moi quand je sais du sport, c'est pour m'amuser !
Mardi 24 février 2009
La note du jour va être courte, aujourd'hui très courte, tout comme mes pensées. J'avais promis d'avoir quelque chose à dire chaque jour de l'année 2009 ; Je me tiens donc à ma parole, à ma résolution de l'année...

Pas envie de parler politique ni faits de société aujourd'hui. Pas envie d'être drôle non plus.

Juste une évidence : qu'il est dur de rester soi-même et fidèle à soi quand son propre entourage personnel et professionnel vous obligent à mettre un masque...

Qu'il est dur de rester soi même quand vous devenez par la force du temps qui passe, les parents de vos propres parents...

Je comprends mieux finalement pourquoi tous les héros universels portent des masques ou des costumes... Parce que sans ces derniers, simples mortels on se sent bien nu quelquefois...
Mercredi 25 février 2009
Aujourd'hui mercredi jour des enfants ne signifie plus rien puisque les vacances scolaires sont là et que c'est tous les jours le jour des enfants... Et nous parents, attendons impatiemment de pouvoir nous aussi rester à la maison avec eux et de pouvoir nous relaxer et respirer le grand air de la montagne... tout en profitant de nos enfants, vraiment. Car c'est bien beau d'en avoir des enfants mais si c'est pour les croiser une heure le soir dès leur plus jeune âge et d'être cette même heure durant pendu au téléphone à régler je ne sais quel problème urgent du bureau, cela n'a pas grand intérêt d'en avoir. Je dirais même plus, les ambitions carriéristes font un tort considérable à ce qui devrait normalement être le centre de nos vies...

Bref nous voilà donc fin prêt à nous reposer. Oui mais avant de partir, il faut... faire les valises. Et là ce n'est pas de tout repos non plus car il faut farfouiller dans les placards pour retrouver ce qu'on ne sort qu'une fois par an et qui est donc devenu totalement inaccessible. Ensuite, il faut les re-lessiver, et nous voilà faisant machine sur machine, repassage sur repassage... Enfin seulement nous pourrons commencer à mettre tout cela dans la valise descendue du grenier depuis une semaine, trainant vide au milieu de votre chambre, plus qu'encombrante qu'autre chose, puisque vide... et qui ne sera remplie qu'au moment de la mettre dans le coffre et encore en ne pouvant pas emporter ce qui n'est pas encore sec...

Ensuite viendra le tour du chargement de la voiture, enfin bouclée, qu'il faudra re déchargée quand on se sera rendu compte que le petit dernier jouait avec la luge et qu'elle ne rentre plus... Bref on sera déjà en retard de plus de trois heures sur le planning des vacances. Sans oublier de s'arrêter aussitôt parti histoire de faire le plein dans une station, avant l'autoroute...

Sans oublier encore que c'est comme par hasard à cette même époque, alors que tout le monde sait depuis des semaines que vous partez en vacances, que votre entourage professionnel va vous présenter des dossiers urgents qui risquent, comme par hasard, de causer catastrophe s'ils ne sont pas traités avant votre départ soit en moins de vingt-quatre heures quand cela fait plus de six mois qu'ils sont en attente sur leur propre bureau...

CQFD : avant de pouvoir profiter, 8 jours de stress avant vacances vous sont prescrits, obligatoires, comme si votre entourage, votre mobilier, jusqu'à votre machine à laver, voulaient vous faire culpabiliser d'avoir le droit de profiter de l'héritage laissé par nos parents et nos grands parents en 36.

Et oui ainsi va le monde : le malheur des uns fait le bonheur des autres. Un seul problème en 2009, les vacances ne sont plus des vacances mais juste huit jours de repos immoraux qu'il vous faudra rattraper par une surcharge de travail à votre retour car souvenez-vous, bien que de nos jours où la société de consommation prime, où l'image de soi et l'ascension sociale, professionnelle et matérielle priment sur votre vie de famille, prendre des vacances, pourtant obligatoires par le code du travail, reste pour ceux qui ont déjà pris les leurs à leurs tours, une fainéantise de première !

- Comment ca t'es fatiguée ? Tu ne reviens pourtant pas de vacances ?

- Bin, si, tu le sais très bien, tu m'as appelée tous les jours pour me demander des choses urgentes, telle «Où est mon stylo ?»
Jeudi 26 février 2009
Mieux vaut tard que jamais, c'est un joli dicton qui illustre très bien la note du jour, écrite à 21H30...

Rien de bien neuf aujourd'hui dans le monde, des conflits toujours des conflits entre les dirigeants de la métropole et la Guadeloupe et Martinique...

Toujours plus de chômeurs...

Toujours plus de mensonges...

Plus tout ce qui passe ailleurs, de terrible et cruel...

Voilà, trop tard ce soir pour y faire quelque chose. Même si je me mettais à écrire à l'instant un manifeste de la paix, je ne suis pas certaine que demain au réveil les choses seraient changées...

Donc voilà un autre dicton bien à propos : «le silence est d'or» et moi je dis «le silence et dors...»

Bonne nuit !
Vendredi 27 février 2009
Ce matin me trottent dans la tête les paroles de cette chanson : «Et chaque jour c'est la même chose...»
Oui chaque jour c'est la même chose, exactement la même chose : Je suis là, debout, devant ma penderie, à examiner avec la plus grande attention ce que «je vais bien pouvoir me mettre aujourd'hui...»
Un premier constat : plus est elle remplie, plus c'est compliqué... Plus on a le choix, moins on a d'esprit et d'idées...
Ah non pas ce pull là, je l'ai mis y'a pas longtemps.
Ah non, pas celui là, je ne l'ai jamais porté encore, j'attendais une autre occasion que le boulot.
Ah non, pas ce jean, j'en ai marre d'être en jean tous les jours.
Celui là est pas mal mais je ne vais pas être à l'aise.
Ca ça va être trop court. Et ça trop long...
La dernière fois que j'ai porté cela, ça m'a gratté le cou toute la journée.
Avec cette jupe, je ne peux porter que mes bottes noires à talons et je vais avoir mal aux pieds, non merci...
En chemise je vais avoir froid... Cette jupe, trop fine nous ne sommes qu'en février.
Je ne vais quand même pas me mettre en survêt pour aller bosser, non ? Même si c'est Friday... le free day des américains où même le grand patron se pointe en loque...
Non non non ici c'est la France et ses valeurs où l'habit fait pourtant le moine... Enfin pas toujours quand il s'agit de moines pédophiles, ceux là sont nus, mais chut, c'est pas bien d'en parler, ah la France et ses secrets !
Les américaines s'inspirent en ce moment du look de Michelle. Très bien moi je n'ai pas envie de m'inspirer de celui des Carla tant je ne veux plus entendre parler de politique et donc de son époux par la même occasion...
Pendant ce temps le temps passe, tic tac tic tac et je vais encore être en retard avec ces questions existentielles... Mais la France et ses valeurs ne pouvait-elle pas conserver un uniforme de travail, ce serait tellement plus simple...
Tiens où est mon pull à col roulé qui me sied si bien ? Merdum ! Au fond de la valise donc impossible d'aller le récupérer !
Car si cela continue, plutôt que de sortir nue, je vais rester en pyjama et me recoucher moi... Pas possible ? Bon bah tant pis, j'ai plus le temps de chercher... Je vais remettre mon jean et mon pull d'hier alors...
On n'a jamais le temps de réfléchir deux secondes dans cette vie, ce n'est pas possible.
Samedi 28 février 2009
Dernier jour du mois et dernier chassé-croisé des vacances de février. Il y a ceux qui partent et ceux, comme moi, qui ont la chance d'arriver.

Ah, les vacances, réel repos du guerrier. Du guerrier, oui. Comment en serait-il autrement ? C'est franchement pas une sinécure les bagages à tenter de fermer, le repassage du dernier moment, la lessive du dernier moment, le ménage du dernier moment...

Pas une grande décontraction de se rendre compte qu'il nous faut une cinquième valise pour faire entrer tout ce qui ne veut décidément pas rentrer dans les quatre autres, même en forçant au risque de péter les fermetures...

Ah, la route des vacances, enfin on y est... Après avoir enfin réussi à charger la voiture et s'être décidé à abandonner la vieille luge, qui décidément ne veut pas faire d'effort ; après avoir s'être arrêté sept kilomètres et demi après être en route pour faire le plein, après s'être énervés, disputés, après avoir commencé à punir vos enfants, vous voilà enfin sur l'autoroute des vacances...

Evidemment nous sommes nombreux, nous indique 107.7... Tiens, je ne l'avais pas remarqué... Pourtant cela fait déjà quatre heures que je vois passer et dépasser de nombreux véhicules, tous gros et chargés à ras bord, d'enfants, d'adultes, de skis, de luge, d'habits... Tous avec des têtes et des allures différentes...

Mais en tout cas, tous vont dans la même direction. Et moi qui suis toujours contre les habitudes, je fais partie moi aussi de ceux-là...

Et c'est ce qui me gène... J'ai horreur moi des départs en vacances, durant les vacances scolaires, jour de grande affluence. J'ai horreur moi, de devoir attendre, que neuf femmes et seize enfants ont enfin libéré les toilettes afin que je puisse y aller à mon tour et profiter de la saleté qu'y ont laissé ces femmes et enfants. Je déteste qu'il n'y ait plus de papier et plus de savon... Je déteste savoir qu'il y a soixante quatorze autres femmes et enfants qui attendent que je libère les lieux à mon tour... Je déteste, moi, qu'il y ait trois cent cinquante personnes qui me regardent croquer dans mon sandwich et picorer mes chips...

Je déteste devoir attendre que mon fils ait fini ses études pour enfin pouvoir repartir hors période scolaire... C'est décidé il va prendre des cours de soutien intensif à partir de maintenant car pas question qu'il redouble une seule fois dans sa vie...

Les vacances oui mais sans emmerdement !
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